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Debout Face à la Mort

La Plazuela

Parao Frente a La Muerte

Tengo tres caminos para elegir
Y solo oscuridad
Canta una gitana pa' no dormir
De noche en el hospital

Puedo destruirme pa' no llorar
La droga me hace feliz
Sería una pena que mi felicidad
Me ahogara por no reír

Y estoy parao frente a la muerte
Siento en los ojos un frío que llega hasta mi mente
Construyo mi nido de serpientes
Quizás quiero estar loco, no funcionó quererme

Concluyo los días por lo que vi
La ola es solo mental
Dicen que mi boca puede partir
Veredas por la mitad

Asusta más mi lengua que cualquier azar
Que a un loco cualquier Edén
Escribo las letras con alquitrán
De tinta que le robé

Morena, pa' ti mis ojos verdes
Que quiero que lo vean que yo nunca fui rebelde
Que me olvida, que me olvida si me pierde
Que no pongo pestillos por si algún día te metes

Y mira como vengo
Que me como los laureles con el pecho
Desquician mis cabales
Porque nunca dejan soñar a los muertos

Debout Face à la Mort

J'ai trois chemins à choisir
Et juste de l'obscurité
Une gitane chante pour ne pas dormir
La nuit à l'hôpital

Je peux me détruire pour ne pas pleurer
La drogue me rend heureux
Ce serait dommage que mon bonheur
Me noie parce que je ne ris pas

Et je suis debout face à la mort
Je sens dans mes yeux un froid qui atteint mon esprit
Je construis mon nid de serpents
Peut-être que je veux être fou, ça n'a pas marché de m'aimer

Je termine mes jours par ce que j'ai vu
La vague n'est que mentale
On dit que ma bouche peut fendre
Des chemins en deux

Ma langue fait plus peur que n'importe quel hasard
À un fou, n'importe quel Éden
J'écris les lettres avec du goudron
De l'encre que j'ai volée

Brune, pour toi mes yeux verts
Je veux que tu voies que je n'ai jamais été rebelle
Oublie-moi, oublie-moi si tu me perds
Je ne mets pas de verrous au cas où un jour tu viendrais

Et regarde comme j'arrive
Je mange les lauriers à pleins poumons
Mes esprits s'emballent
Parce qu'ils ne laissent jamais les morts rêver

Escrita por: Luis Abril Martín