395px

Le Feu des Continents

La Raíz

La Hoguera de Los Continentes

En esta hoguera baila el Sol de Tiahuanaco
Entre Ayahuasca y Tabaco cantan y colorean su piel los guerreros
Esta hoguera que es ciprés sangrante de arte
Arde entre un mar de favelas y cárceles
Haciendo de los infiernos el cielo

Y en el trozo de hoguera que a mí me tocó, bailan las calles de Cuba
Con un trombón y una tuba que lloran sonidos de revolución
Y en el trozo de hoguera que a mí me tocó, hay libros de Alejandría
Y el fuego en sus poesías desprende el olor del viejo luchador
En esta hoguera baila Senegal

Lleva bailando mil y una noches Bagdad
Mueve el cuerpo quien es feliz solo siendo
En esta hoguera alzan la voz las mujeres de Gaza y su honor
A la orilla del fuego veo todo el mundo que quiero, veo
Y en el trozo de hoguera que a mí me tocó
Mueve su vientre Estambul, entre notas de un viejo laúd

Despiertan serpientes que el tiempo durmió
Y en el trozo de hoguera que a mí me tocó, hay libros de Alejandría
Y el fuego en sus poesías desprende el olor del viejo luchador
Cantamos para levantar la marea a contracorriente
Volviendo a juntar África, América, que suene la voz del esclavo
Preferimos bailar en la hoguera de los continentes

Gritando, también tenemos corazón los desafinados
Cantamos para levantar la marea a contracorriente
Volviendo a juntar África, América, que suene la voz del esclavo
Preferimos bailar en la hoguera de los continentes
Gritando, también tenemos corazón los desafinados

(Baba huama, baba yé)
(Baba huama, ba baba yé)
(Baba huama, baba yé)
(Baba huama, ba baba yé)

Le Feu des Continents

Dans ce feu danse le Soleil de Tiahuanaco
Entre Ayahuasca et Tabac, chantent et colorent leur peau les guerriers
Ce feu qui est un cyprès saignant d'art
Brûle entre une mer de favelas et de prisons
Faisant des enfers le ciel

Et dans le morceau de feu qui m'est échu, dansent les rues de Cuba
Avec un trombone et une tuba qui pleurent des sons de révolution
Et dans le morceau de feu qui m'est échu, il y a des livres d'Alexandrie
Et le feu dans ses poésies dégage l'odeur du vieux combattant
Dans ce feu danse le Sénégal

Bagdad danse depuis mille et une nuits
Bouge le corps qui est heureux juste d'être
Dans ce feu, les femmes de Gaza élèvent la voix et leur honneur
Au bord du feu, je vois tout le monde que je veux, je vois
Et dans le morceau de feu qui m'est échu
Bouge son ventre Istanbul, entre les notes d'un vieux luth

Se réveillent des serpents que le temps a endormis
Et dans le morceau de feu qui m'est échu, il y a des livres d'Alexandrie
Et le feu dans ses poésies dégage l'odeur du vieux combattant
Nous chantons pour faire monter la marée à contre-courant
Rassemblant à nouveau l'Afrique, l'Amérique, que résonne la voix de l'esclave
Nous préférons danser dans le feu des continents

En criant, nous avons aussi du cœur les désaccordés
Nous chantons pour faire monter la marée à contre-courant
Rassemblant à nouveau l'Afrique, l'Amérique, que résonne la voix de l'esclave
Nous préférons danser dans le feu des continents
En criant, nous avons aussi du cœur les désaccordés

(Baba huama, baba yé)
(Baba huama, ba baba yé)
(Baba huama, baba yé)
(Baba huama, ba baba yé)

Escrita por: