395px

Chanson pour l'indépendance de Feudalia

Les Luthiers

Cancion a la independencia de Feudalia

Carlos Núñez Cortés: ¡Silencio alumnos! ¡Silencio alumnos! Señor Maronna, he dicho silencio. Señor director, señorita vicedirectriz, señora presidenta de la Asociación de Coperas... ¡Cooperadora, cooperadora! Señores profesores, señores padres, señores madres... ¡jóvenes! Hoy celebramos un nuevo aniversario de la independencia de nuestra República de Feudalia. Un nuevo aniversario porque el anterior ya estaba viejo.
Daniel Rabinovich: Para mí que chupa la vieja ésta...
Carlos Núñez Cortés: Señor Maronna. Dígalo en voz alta, así nos reímos todos. Y ¿qué significa independencia? Independencia viene del latín: "in", que quiere decir adentro, y "dependencia", que a su vez proviene de "de" y "pendencia", o sea, algo que está pendiente, "pen-diente"; "pen", poder ejecutivo nacional, y "diente", de "di-ente", o sea, doble ente, "en-te", "en", dentro de, y "te", bebida que se prepara por infusión. O sea, que el poder ejecutivo nacional tiene pendiente tomar el té. Y ahora, en homenaje a Feudalia, ¡cantemos!
Daniel Rabinovich: El Séptimo Regimiento es de todos el mejor...
Carlos Núñez Cortés: ¡Maronna! Tiene un uno, ¡tiene un uno! ¡Sí! Cantemos la canción de la independencia, con un ojo puesto en la historia, y otro en el presente, y otro en el porvenir.

Coro:

Viva la patria, salve Feudalia,
que viva y salve el ideal que nos queda
con el ejemplo de nuestros gobernantes
que viva la pepa y sálvese quien pueda.

La banca extranjera siempre nos explota
no nos hacen falta banqueros de afuera
nuestros banqueros, nuestros compatriotas
saben estafarnos mejor que cualquiera.

Los funcionarios son, sin embargo,
nobles patriotas de vida abnegada
respetan su cargo, valoran su cargo
y nunca se hacen cargo de nada.

Sin influencia extranjera, vivamos
puros, Feudalia, así como tú;
hoy en tu día a ti te cantamos:
"Happy birthday to you".

Chanson pour l'indépendance de Feudalia

Carlos Núñez Cortés : Silence, élèves ! Silence, élèves ! Monsieur Maronna, j'ai dit silence. Monsieur le directeur, mademoiselle la vice-directrice, madame la présidente de l'Association des Coopérateurs... Coopératrice, coopératrice ! Messieurs les professeurs, messieurs les parents, mesdames les mères... jeunes ! Aujourd'hui, nous célébrons un nouvel anniversaire de l'indépendance de notre République de Feudalia. Un nouvel anniversaire parce que le précédent était déjà vieux.
Daniel Rabinovich : Pour moi, elle est vraiment chiante, cette vieille...
Carlos Núñez Cortés : Monsieur Maronna. Dites-le à voix haute, comme ça on rigole tous. Et qu'est-ce que ça veut dire, indépendance ? Indépendance vient du latin : "in", qui veut dire à l'intérieur, et "dépendance", qui vient de "de" et "pendance", c'est-à-dire, quelque chose qui est en attente, "pen-dante" ; "pen", pouvoir exécutif national, et "dente", de "di-ente", c'est-à-dire, double entité, "en-te", "en", à l'intérieur de, et "te", boisson préparée par infusion. Donc, le pouvoir exécutif national doit encore prendre le thé. Et maintenant, en hommage à Feudalia, chantons !
Daniel Rabinovich : Le Septième Régiment est le meilleur de tous...
Carlos Núñez Cortés : Maronna ! Il a un un, il a un un ! Oui ! Chantons la chanson de l'indépendance, avec un œil sur l'histoire, un autre sur le présent, et un autre sur l'avenir.

Refrain :

Vive la patrie, sauve Feudalia,
que vive et sauve l'idéal qui nous reste
avec l'exemple de nos gouvernants
que vive la fête et sauve qui peut.

La banque étrangère nous exploite toujours
pas besoin de banquiers de l'extérieur
nos banquiers, nos compatriotes
savent nous arnaquer mieux que quiconque.

Les fonctionnaires sont, cependant,
de nobles patriotes à la vie dévouée
ils respectent leur poste, valorisent leur poste
et ne se chargent jamais de rien.

Sans influence étrangère, vivons
purs, Feudalia, comme toi ;
journée spéciale, à toi nous chantons :
"Joyeux anniversaire à toi".

Escrita por: Les Luthiers