395px

Confession du Vent

Liliana Herrero

Confesión Del Viento

El viento me confió cosas
Que siempre llevo conmigo
Me dijo que recordaba
Un barrilete y tres niños
Que el sauce estaba muy débil
Que en realidad él no quiso
Que fue uno de esos días
Que todo es un estropicio

Me dijo que los pichones
A veces de apresurados
Caen al suelo indefensos
Y él no consigue evitarlo
Me habló de arenas de agosto
De cartas de enamorados
Del humo en las chimeneas
Del fuego abrazando el árbol

Iba quebrado de culpa
Y seguía confesando
En su lomo de distancias
No cabalgaba ni un pájaro
Era un fantasma ese viento
Un alma en pena penando
Y en ese telar de angustias
Tejió sus babas el diablo

Me dijo que recordaba
Que en realidad él no quiso
A veces de apresurados
Un barrilete y tres niños
Me habló de arenas al cielo
Y chimeneas al piso
De cartas de enamorados
Que todo es un estropicio

Era un fantasma ese viento
Tejió sus babas el diablo
Iba quebrado de culpas
Y no consigue evitarlo
En ese telar de angustias
El fuego abrazando el árbol
El sauce estaba muy débil
Y seguía confesando

Le pregunté por las chapas
Del techo de los de abajo
Dijo el hombre ha de luchar
Para conseguir los clavos
En vez de hincarse a rezar
Para olvidar sus quebrantos
O de sentarse a esperar
Regalos eleccionarios

Me sorprendió la respuesta
Pero no quise atajarlo
Pues cuando lleva razón
Vaya, quién quiere pararlo

El viento me confió cosas
Que siempre llevo conmigo
Me confió cosas
Que siempre llevo conmigo

Confession du Vent

Le vent m'a confié des choses
Que je garde toujours avec moi
Il m'a dit qu'il se souvenait
D'un cerf-volant et de trois gamins
Que le saule était très faible
Qu'en réalité il n'a pas voulu
Que c'était un de ces jours
Où tout est un désastre

Il m'a parlé des poussins
Qui parfois, trop pressés
Tombent au sol sans défense
Et il ne peut pas l'éviter
Il m'a parlé des sables d'août
Des lettres d'amoureux
De la fumée dans les cheminées
Du feu embrassant l'arbre

Il était brisé de culpabilité
Et continuait à confesser
Sur son dos de distances
Pas un oiseau ne volait
C'était un fantôme ce vent
Une âme en peine errante
Et dans ce tissage d'angoisses
Le diable a tissé ses saloperies

Il m'a dit qu'il se souvenait
Qu'en réalité il n'a pas voulu
Parfois, trop pressés
Un cerf-volant et trois gamins
Il m'a parlé des sables au ciel
Et des cheminées au sol
Des lettres d'amoureux
Que tout est un désastre

C'était un fantôme ce vent
Le diable a tissé ses saloperies
Il était brisé de culpabilité
Et il ne peut pas l'éviter
Dans ce tissage d'angoisses
Le feu embrassant l'arbre
Le saule était très faible
Et il continuait à confesser

Je lui ai demandé pour les tôles
Du toit des gens d'en bas
Il a dit que l'homme doit lutter
Pour obtenir les clous
Au lieu de s'agenouiller pour prier
Pour oublier ses douleurs
Ou de s'asseoir à attendre
Des cadeaux électoraux

Sa réponse m'a surpris
Mais je n'ai pas voulu l'interrompre
Car quand il a raison
Eh bien, qui veut l'arrêter

Le vent m'a confié des choses
Que je garde toujours avec moi
Il m'a confié des choses
Que je garde toujours avec moi

Escrita por: Roberto Yacomuzzi / Juan Falú