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LA LUMIÈRE S'EST ÉTEINTE

LOCURA POÉTICA

SE APAGÓ LA LUZ

Se apagó la luz, pero quedó el humo
Flotando en el mar, de los recuerdos
Dicen que me fui, que el tiempo me enterró
Debajo de un puñado de silencio

Pero escucha bien, cuando el viento sopla
Entre los arboles del barrio viejo
Yo vuelvo a nacer, si a nacer
Por que nunca muere del todo

Quien dejo su sonrisa colgada en el aire
Ni el que planto un trocito de alma en los corazones que supo tocar
Ni aunque cierre los ojos la tierra y me abrace el polvo del camino
Seguiré caminando despacio con la memoria de los míos

Si alguna noche te duele el mundo
Y el cielo parece caerse encima
Buscarme allí, donde arden las ganas
De vivir aunque cueza la vida

No habrá tumba bastante onda, ni silencio que pueda conmigo
Que mientras alguien recuerde mis locuras
Y mis canciones rotas, mientras quede un latido
Que pronuncie mi nombre a solas

Cuando me apague no esperes silencio
Las cosas que fuimos no saben morirse
Se quedan pegadas al borde del tiempo
Y si un día en la noche te pesa la sombra y el mundo te muerde
Con dientes de frío, escucha despacio
Debajo del ruido hay voces que vuelven
Desde lo vivido

Y allí seguiré, donde nadie se marcha del todo
En la memoria tibia, de quienes me quisieron
En el latido torpe de un recuerdo que hiciste
Porque el olvido si que mata

Pero mientras exista un corazón terco
Que me guarde un rincón entre sus heridas
Yo seguiré andando
Por dentro del tiempo

Y cuando el tiempo deshoje los días
Como hojas cansadas de otoño
Seré la brisa que mueve las cortinas viejas
La risa que vuelve sin pedir permiso
La sombra que cruza la calle
Cuando el Sol se esconde

Porque hay caminos que no caben en una tumba
Ni despedidas capaces de andar lo vivido
La vida se queda agarrada a la piel de los otros
Y aunque el mundo siga girando si mi
Aunque la lluvia borre mis huellas del barro
Abra siempre un rincón... Donde siga respirando

En una canción mal cantada
En un vaso alzado por los amigos
En una historia contada mil veces
Cuando la noche
Se llene de vicios
Y allí, justo allí
Donde alguien sonría al recordar mis locuras
La muerte perderá la partida

LA LUMIÈRE S'EST ÉTEINTE

La lumière s'est éteinte, mais il reste la fumée
Flottant sur la mer, des souvenirs
On dit que je suis parti, que le temps m'a enterré
Sous une poignée de silence

Mais écoute bien, quand le vent souffle
Entre les arbres du vieux quartier
Je renais, oui je renais
Car on ne meurt jamais vraiment

Qui a laissé son sourire suspendu dans l'air
Ni celui qui a planté un morceau d'âme dans les cœurs qu'il a touchés
Ni même si la terre ferme les yeux et que la poussière du chemin m'étreint
Je continuerai à marcher doucement avec la mémoire des miens

Si une nuit le monde te fait mal
Et que le ciel semble s'effondrer sur toi
Cherche-moi là, où brûlent les envies
De vivre même si la vie fait mal

Il n'y aura pas de tombe assez profonde, ni de silence qui puisse m'atteindre
Car tant que quelqu'un se souviendra de mes folies
Et de mes chansons brisées, tant qu'il restera un battement
Qui prononce mon nom tout seul

Quand je m'éteindrai, n'attends pas le silence
Les choses que nous étions ne savent pas mourir
Elles restent accrochées au bord du temps
Et si un jour dans la nuit, l'ombre te pèse et que le monde te mord
Avec des dents de froid, écoute doucement
Sous le bruit, il y a des voix qui reviennent
Depuis ce qui a été vécu

Et là je resterai, où personne ne part vraiment
Dans la mémoire tiède de ceux qui m'ont aimé
Dans le battement maladroit d'un souvenir que tu as créé
Car l'oubli, lui, tue

Mais tant qu'il existera un cœur têtu
Qui me garde un coin entre ses blessures
Je continuerai à avancer
À l'intérieur du temps

Et quand le temps effeuillera les jours
Comme des feuilles fatiguées d'automne
Je serai la brise qui fait bouger les vieux rideaux
Le rire qui revient sans demander la permission
L'ombre qui traverse la rue
Quand le soleil se cache

Car il y a des chemins qui ne tiennent pas dans une tombe
Ni des adieux capables de porter ce qui a été vécu
La vie reste accrochée à la peau des autres
Et même si le monde continue de tourner, si mon
Même si la pluie efface mes traces dans la boue
Il y aura toujours un coin... Où je continuerai à respirer

Dans une chanson mal chantée
Dans un verre levé par des amis
Dans une histoire racontée mille fois
Quand la nuit
Se remplit de vices
Et là, juste là
Où quelqu'un sourit en se souvenant de mes folies
La mort perdra la partie

Escrita por: Locura Poética