4 De Copas
Ando volteado y solo.
Último en la tabla.
Las ganas cascoteadas
y casi sin dormir.
Y si tengo un diablo,
debe andar caliente.
Si me cuida un ángel,
alguien lo arruinó.
Traigo enredada
una tristeza que te nombra.
Se acurruca en mi cama
y tiene olor a vos.
Siempre que hay una mujer,
se asoma un naufragio.
Empieza a tragarme el río,
de nuevo al "dofón"...
4 de copas. Racha cabrona.
Bueno pa'nada de peor en pior.
Cambalacheado baila el corso
de este mundo.
Ratis ramones rateros rameras rastamans.
salgo a la calle a ver
si queda alguien vivo:
todos ladrándose,
todo enfermándose.
No va a estar fácil
tanto invierno sin caricias.
Coleccionando heridas,
risas de cartón.
Y si tengo un diablo,
que pague una vuelta.
Y mi ángel culeado...
que llore con Dios.
4 de copas. Racha cabrona.
Bueno pa'nada de peor en pior.
4 De Copas
Je tourne en rond, tout seul.
Dernier sur la liste.
Les envies fracassées
et presque sans sommeil.
Et si j'ai un diable,
il doit être en chaleur.
Si un ange me protège,
quelqu'un l'a foutu en l'air.
J'ai enroulé
une tristesse qui te mentionne.
Elle se blottit dans mon lit
et sent comme toi.
Chaque fois qu'il y a une femme,
un naufrage se profile.
Le fleuve commence à m'engloutir,
retour au "dofón"...
4 verres. Sacrée malchance.
Pas bon à grand-chose, de pire en pire.
Le carnaval de ce monde
se danse en désordre.
Des rats, des voleurs, des putes, des rastas.
Je sors dans la rue pour voir
s'il reste quelqu'un en vie :
tous se hurlent dessus,
tout le monde devient fou.
Ça ne va pas être facile
cet hiver sans caresses.
Collectionnant les blessures,
des rires en carton.
Et si j'ai un diable,
qu'il paie un tour.
Et mon ange foutu...
qu'il pleure avec Dieu.
4 verres. Sacrée malchance.
Pas bon à grand-chose, de pire en pire.