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Chant à Monte Quemado

Los Manseros Santiagueños

Canto a Monte Quemado

Espesura de los montes
Canto del ave salvaje
Mensaje de amor y tiempo
En el árbol y el plumaje

Rumor del silencio herido
Por el canto de algún hacha
O el silbó de algún peonsito
Que va volviendo a la casa

Noche llena de misterio
Calladas aves que vuelan
Remontando a la distancia
Sus sueños hechos tinieblas

Mirada del hombre simple
Temeroso y tan sufrido
Que habla con ruda nostalgia
De las cosas que ha perdido

Monte Quemado que espera una bendición de Dios
Árbol, pájaro y camino
Tierra, noche, canto y Sol

Monte espeso, monte virgen
Tan lejano y olvidado
Andando nomás distancias
Pago de Monte Quemado

Rastros que ondulan la siesta
Dibujándose en la tierra
Amor que explota en el aire
Mezclado con las tristezas

Noche llena de misterio
Calladas aves que vuelan
Remontando a la distancia
Sus sueños hechos tinieblas

Mirada del hombre simple
Temeroso y tan sufrido
Que habla con ruda nostalgia
De las cosas que ha perdido

¡Ooh-ooh!

Chant à Monte Quemado

Épaisseur des montagnes
Chant de l'oiseau sauvage
Message d'amour et de temps
Dans l'arbre et le plumage

Rumeur du silence blessé
Par le chant d'une hache
Ou le sifflement d'un petit ouvrier
Qui rentre chez lui

Nuit pleine de mystère
Oiseaux silencieux qui volent
S'élevant vers la distance
Leurs rêves devenus ténèbres

Regard de l'homme simple
Plein de peur et tant souffrant
Qui parle avec une nostalgie rude
Des choses qu'il a perdues

Monte Quemado qui attend une bénédiction de Dieu
Arbre, oiseau et chemin
Terre, nuit, chant et soleil

Montagne dense, montagne vierge
Si lointaine et oubliée
Parcourant juste des distances
Terre de Monte Quemado

Traces qui ondulent dans l'après-midi
Se dessinant sur la terre
Amour qui explose dans l'air
Mélangé avec les tristesses

Nuit pleine de mystère
Oiseaux silencieux qui volent
S'élevant vers la distance
Leurs rêves devenus ténèbres

Regard de l'homme simple
Plein de peur et tant souffrant
Qui parle avec une nostalgie rude
Des choses qu'il a perdues

Ooh-ooh!

Escrita por: Onofre Paz, Elsa Gladys Corvalán