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Prières à La Difunta

Los Manseros Santiagueños

Plegarias a La Difunta

Deolinda correa hasta el silencio te nombra
Hasta las piedras suspiran
Si hasta la noche te mira con cara de adormecida
Tal vez, me envuelva tu manto
Tal vez no tenga un desvelo
Porque el río de mi sueño viene cansado llorando

El viento, el viento te está nombrando en tu norte con su cuna
Al sur y a sus blancos hielos
Allá en san Juan que a ese suelo no marca en los horizontes
Ni en caminos ni en senderos

Crisol, crisol que sos de mi pueblo
Candil, candil colgado del cielo que reflejas estrellada un mechero de consuelo
Que alumbraras a tus hijos más allá de los silencios
El silencio de tu muerte abrió un callejón de penas en medio de aquel desierto
Deolinda Correa madre de todas las madres, madre, difunta correa

Tu nombre se va creciendo
Cuando me aleja el dolor
Noble santa de mi pueblo
Sobre mi tierra de amor

Se fue tu sombra al pasado
Pero siempre ha de volver
Trayéndome la esperanza
Cabalgando en tu querer

Promesante del camino
Siervos de la tradición
Van buscando tu milagro
Consuelo al caminador

Oh, mi difunta correa
Ayúdame a caminar
Tu nombre me da la vida
Pa que yo pueda cantar

Qué misterio amamantabas
Al niño para vivir
Se anidó en tus pechos muertos
La sangre de tu sentir

Me gusta sentir tu nombre
Tal vez yo pueda tener
Un consuelo que pedirte
Un milagro por nacer

El campo vive en tu nombre
Y en las quebradas también
Y en la fe de los paisanos
Tu imagen se suele ver

Oh, mi difunta correa
Ayúdame a caminar
Tu nombre me da la vida
Pa' que yo pueda cantar

Prières à La Difunta

Deolinda Correa, même le silence te mentionne
Même les pierres soupirent
Si même la nuit te regarde avec un air endormi
Peut-être que je serai enveloppé par ton manteau
Peut-être que je ne serai pas en proie à l'insomnie
Parce que le fleuve de mes rêves vient fatigué en pleurant

Le vent, le vent te nomme au nord avec son berceau
Au sud et à ses glaces blanches
Là-bas à San Juan, où ce sol ne se marque pas à l'horizon
Ni sur les chemins ni sur les sentiers

Creuset, creuset que tu es de mon peuple
Lanterne, lanterne accrochée au ciel qui reflète étoilée un briquet de réconfort
Qui éclairera tes enfants au-delà des silences
Le silence de ta mort a ouvert une ruelle de peines au milieu de ce désert
Deolinda Correa, mère de toutes les mères, mère, difunte Correa

Ton nom grandit
Quand la douleur m'éloigne
Noble sainte de mon peuple
Sur ma terre d'amour

Ton ombre est partie dans le passé
Mais elle reviendra toujours
Apportant l'espoir
Galopant dans ton amour

Promesse du chemin
Serviteurs de la tradition
Ils cherchent ton miracle
Réconfort pour le marcheur

Oh, ma difunte Correa
Aide-moi à marcher
Ton nom me donne la vie
Pour que je puisse chanter

Quel mystère tu nourrissais
L'enfant pour vivre
La sang de ton ressenti
S'est niché dans tes seins morts

J'aime sentir ton nom
Peut-être que je pourrai avoir
Un réconfort à te demander
Un miracle à naître

Le champ vit en ton nom
Et dans les ravins aussi
Et dans la foi des paysans
Ton image se voit souvent

Oh, ma difunte Correa
Aide-moi à marcher
Ton nom me donne la vie
Pour que je puisse chanter

Escrita por: Manuel Domingo Jaime / Dante Aníbal Segura