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À vif

Los Nocheros

Al rojo vivo

Quiereme, no guardes ganas para después
la pasión nace en el alma y brota en la piel
tócame, sólo el deseo te hará mujer
el temor junto a la ropa caerá a tus pies
con su grito de amor me pone en celo tu timidez
corazón yo quiero ser tu primera vez

El temblor, los viejos miedos de la niñez
tómame que la ternura sabrá que hacer
pecado de ilusión, perdona el cielo tu desnudez
el dolor entre las ramas va a florecer

Bésame siento tu aliento quemándome
otra vez hasta quemarse todo mi ser
pero no tardes más que el fuego es humo al amanecer
Ay amor! al rojo vivo tengo la piel

Ámame aunque el olvido venga después
sabe Dios que uno se entrega una sóla vez
tiéndete deja las manos tejer la red
que el amor nos lleve adentro a buscar la miel
como un panal de luz, desnuda al alba te acostaré
bajo el sol o sobre el goce sobre la piel

Te bebí, pero en la boca quedó la sed
volveré, siento tus pasos buscándome
bracita sin color que en el rescoldo se vuelve arder
volaré, quemado y libre como un papel

Bésame siento tu aliento quemándome
otra vez hasta quemarse todo mi ser
pero no tardes más que el fuego es humo al amanecer
Ay amor! al rojo vivo tengo la piel

À vif

Aime-moi, ne garde pas de désirs pour plus tard
la passion naît dans l'âme et éclot sur la peau
touche-moi, seul le désir fera de toi une femme
la peur avec les vêtements tombera à tes pieds
avec son cri d'amour, ta timidité me rend fou
mon cœur, je veux être ta première fois

Le tremblement, les vieilles peurs de l'enfance
prends-moi, la tendresse saura quoi faire
péché d'illusion, pardonne au ciel ta nudité
la douleur entre les branches va fleurir

Embrasse-moi, je sens ton souffle me brûler
encore une fois jusqu'à ce que tout mon être s'enflamme
mais ne tarde pas, car le feu est de la fumée à l'aube
Oh amour ! à vif, j'ai la peau

Aime-moi même si l'oubli vient après
sache que Dieu sait qu'on se donne qu'une seule fois
étends-toi, laisse les mains tisser le filet
que l'amour nous emmène à l'intérieur chercher le miel
comme une ruche de lumière, je te coucherai nue à l'aube
sous le soleil ou sur le plaisir, sur la peau

Je t'ai bu, mais dans ma bouche est restée la soif
je reviendrai, je sens tes pas me cherchant
petit bras sans couleur qui dans les cendres se remet à brûler
je volerai, brûlé et libre comme un papier

Embrasse-moi, je sens ton souffle me brûler
encore une fois jusqu'à ce que tout mon être s'enflamme
mais ne tarde pas, car le feu est de la fumée à l'aube
Oh amour ! à vif, j'ai la peau