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Regarde-moi

Los Nocheros

Mírame

Mírame otra vez, quiero en tus ojos ver la inmensidad
Las callecitas de tu Salta colonial, y la vertiente de tu alma de cristal
Y por esos rumbos de tus ojos con tus antojos volverte a amar.
Mírame otra vez, con esos ojos llenos de ansiedad
En tus pestañas una selva virginal, como en el Chaco fuego verde tu mirar
Quiero en el embrujo de tus ojos beber el mosto del carnaval

Es un misterio tu vida, es una luna perdida
Río de amor que se quema en el sol
Déjame prender en tu cintura la voz más pura del corazón

Mírame otra vez, bajo tus cerros canta el mineral
Hay un changuito que se pierde en tu soñar
Una guitarra un pueblecito y un cantar
Y el temor hacia la salamanca cuando tu alma empieza a temblar

Mírame otra vez, amaneciendo azul mi soledad
Como una sombra oculta en el polvaderal, anda la siesta con el ritmo del Zupay
Quiero ver la tierra que me llama como una rama de oscuridad

Es un misterio tu vida…

Regarde-moi

Regarde-moi encore, je veux voir dans tes yeux l'immensité
Les petites rues de ta Salta coloniale, et la source de ton âme de cristal
Et par ces chemins de tes yeux, avec tes désirs, je veux t'aimer à nouveau.
Regarde-moi encore, avec ces yeux pleins d'anxiété
Sur tes cils, une jungle vierge, comme dans le Chaco, ton regard vert flamboyant
Je veux, dans le charme de tes yeux, boire le moût du carnaval.

C'est un mystère ta vie, c'est une lune perdue
Rivière d'amour qui brûle au soleil
Laisse-moi allumer sur ta taille la voix la plus pure du cœur.

Regarde-moi encore, sous tes collines chante le minéral
Il y a un petit singe qui se perd dans tes rêves
Une guitare, un petit village et une chanson
Et la peur de la salamanca quand ton âme commence à trembler.

Regarde-moi encore, à l'aube bleue de ma solitude
Comme une ombre cachée dans la poussière, la sieste danse au rythme du Zupay
Je veux voir la terre qui m'appelle comme une branche d'obscurité.

C'est un mystère ta vie…

Escrita por: Ramón Ayala