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Notre Chemin

Los Olimareños

Nuestro Camino

¿Te acuerdás cuando por el Prado
Con el pretexto de estudiar
Íbamos juntos a aburrir nuestros cuadernos
Tirados en el trebolar?

Y, ¿te acordás?, de tanto andar
Camino siempre del mismo lugar
(Fuimos haciendo un caminito de nosotros)
(Que terminaba en el pinar)

Vos le llamabas nuestro camino
Y te enojabas con el guardián
(Y se reían los benteveos)
(Que nos gritaban desde el sauzal)

Cuando la vida nos llevó
Por diferentes sendas a luchar
(Yo iba solito hasta la sombra de los pinos)
(Con el camino a conversar)

Pero una tarde no lo hallé
Lo habían tapa'o, igual que ayer
Los macachines y los tréboles de olor
Su tumba en flor, ¡Qué triste ver!

Dos primaveras me abandonaron
Una, el camino, y otra, tu amor
(Qué soledad sentí aquella tarde)
(Que no los vi, ni a él ni a vos)

Qué soledad sentí aquella tarde
Que no los vi, ni a él, ni a vos

Notre Chemin

Tu te souviens quand on se baladait au Prado
Avec l'excuse d'étudier
On allait ensemble ennuyer nos cahiers
Allongés dans le trèfle ?

Et, tu te souviens ?, à force de marcher
On prenait toujours le même chemin
(On a tracé un petit chemin à nous)
(Qui se terminait dans les pins)

Tu l'appelais notre chemin
Et tu te fâchais contre le gardien
(Et les benteveos se moquaient)
(Qui nous criaient depuis le saule)

Quand la vie nous a emmenés
Sur des routes différentes à lutter
(J'allais tout seul jusqu'à l'ombre des pins)
(Avec le chemin pour discuter)

Mais un après-midi je ne l'ai pas trouvé
Il avait été recouvert, comme hier
Les macachines et les trèfles odorants
Sa tombe en fleurs, quelle tristesse de voir !

Deux printemps m'ont abandonné
Un, le chemin, et l'autre, ton amour
(Quelle solitude j'ai ressentie ce jour-là)
(Que je ne les ai pas vus, ni lui ni toi)

Quelle solitude j'ai ressentie ce jour-là
Que je ne les ai pas vus, ni lui, ni toi

Escrita por: Ruben Lena