Víspera de Todos los Santos
Era un día como otro
cualquiera... ni negro ni blanco
no sé si era largo o corto
pues como todos empezó acabando.
Una jornada de un siglo remoto
perdí ya la cuenta han pasado tantos
al que llegué poco a poco
víspera de todos los santos.
Era cuando la edad vencida
dice : ¿donde vas pobre loco?,
abrazando causas perdidas,
mujeres perdidas... corazones rotos
El primero o el último día
da igual quedan solo unos cuantos
Dios se cansó de dar cuerda a mi vida
víspera de todos los santos.
Era un tiempo de horas homicidas
tu no te enteras... ellas trabajando
el reloj tic-tac causa heridas
mientras la vida te va suicidando.
Fue cuando tras cada esquina
otra vuelta de tuerca sigue apretando
besas en la boca a la agonía
víspera de todos los santos.
Todos los años puestos en fila
piden cuentas y tú recordando
como has perdido lo que querías
o sin saber te lo fueron robando.
Solo dios conoce el último día
la ultima hora. Sonríe callando
el último número de la lista
víspera de todos los santos.
Para escuchar esta canción
el mejor lugar el infierno
naces solo. Mueres solo
no te engañes solo vas viviendo.
Llegó por fin el mejor día
martes y trece o viernes santo
los perros me hacen compañía
ladran cuando estoy llorando.
Es cuando muerto de envidia
miras al mundo pasar paseando
los caminos son navajas frías
víspera de todos los santos.
Noches y noches perdidas
cientos de horas volando
llega la señal de la partida
caigo y aún me voy levantando.
Apoyado en la ruina
la compañera que me va quedando
rechazan tu mano tendida
víspera de todos los santos.
Las palabras entre rejas
otra vez el papel en blanco
calla, obedece, de que te quejas
unos mintiendo otros soñando.
Cuando ves la tarjeta amarilla
¿que haces? empujas o sigues tirando
las ilusiones hechas astillas
víspera de todos los santos.
Era quizás el último día
sin noche... cuando unos cuantos
se van con la mayoría
y sin votar terminan ganando.
Furiosa la muerte me hace signos
cerca muy cerca me va llamando
me voy como se cierra un libro
víspera de todos los santos.
Para escuchar esta canción
el mejor lugar el infierno
naces solo. Mueres solo
no te engañes solo vas viviendo.
Allí estaremos juntos
día de fieles difuntos.
Veille de la Toussaint
C'était un jour comme un autre
ni noir ni blanc
je ne sais pas s'il était long ou court
car comme tous, il a commencé à finir.
Une journée d'un siècle lointain
j'ai perdu le compte, tant de temps a passé
celui que j'ai atteint petit à petit
veille de la Toussaint.
C'était quand l'âge vaincu
dit : où vas-tu, pauvre fou ?,
embrassant des causes perdues,
les femmes perdues... les cœurs brisés.
Le premier ou le dernier jour
peu importe, il en reste quelques-uns
Dieu en a marre de remonter ma vie
veille de la Toussaint.
C'était un temps d'heures meurtrières
tu ne t'en rends pas compte... elles travaillent
l'horloge tic-tac cause des blessures
pendant que la vie te suicide.
C'était quand, à chaque coin de rue
une autre vis se resserre encore
tu embrasses l'agonie sur la bouche
veille de la Toussaint.
Tous les ans alignés
demandent des comptes et toi, te rappelant
comment tu as perdu ce que tu voulais
ou sans le savoir, on te l'a volé.
Seul Dieu connaît le dernier jour
la dernière heure. Sourit en silence
le dernier numéro de la liste
veille de la Toussaint.
Pour écouter cette chanson
le meilleur endroit, c'est l'enfer
tu nais seul. Tu meurs seul
ne te trompe pas, tu vis seul.
Le meilleur jour est enfin arrivé
mardi treize ou vendredi saint
les chiens me tiennent compagnie
ils aboient quand je pleure.
C'est quand, mort de jalousie
tu regardes le monde passer en flânant
les chemins sont des lames froides
veille de la Toussaint.
Nuits et nuits perdues
centaines d'heures s'envolant
le signal du départ arrive
je tombe et je me relève encore.
Appuyé sur la ruine
la compagne qui me reste
rejette ta main tendue
veille de la Toussaint.
Les mots derrière les barreaux
encore une fois le papier blanc
tais-toi, obéis, de quoi tu te plains
certains mentent, d'autres rêvent.
Quand tu vois la carte jaune
que fais-tu ? tu pousses ou tu continues à tirer
les illusions réduites en éclats
veille de la Toussaint.
C'était peut-être le dernier jour
sans nuit... quand quelques-uns
s'en vont avec la majorité
et sans voter, ils finissent par gagner.
Furieuse, la mort me fait des signes
près, très près, elle m'appelle
je pars comme se ferme un livre
veille de la Toussaint.
Pour écouter cette chanson
le meilleur endroit, c'est l'enfer
tu nais seul. Tu meurs seul
ne te trompe pas, tu vis seul.
Là, nous serons ensemble
day of the faithful departed.