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Les Bottes de Charro

Los Temerarios

Las Botas De Charro

Cuanto Tiempo busque tu carino,
y anduve boracho, boracho perdido de tanto querete
Yo me acuerdo que estaba chiquillo y no
iba a escuela porque no aguantaba seis horas sin verte.
Siempre juntos crecio mi carino
y un dia me gritaste
"Me gustan los hombres, me aburren los ninos"
y hay te voy a quebrar mi destino y en una cantina
cambie mis canicas por copas de vino.

Que Coraje me daba conmigo,
No Tenia bigote, ni traia pistola, ni andaba a caballo
Que Coraje me daba conmigo, yo andaba descalso
y a ti te gustaban las botas de charro

Fui dejando que el tiempo pasara.
Luche contra todo senti que los anos callian en mi espalda
Y una noche que no te esperaba volviste
en silencio y le diste un beso a mi boca cerrada,
no te pude decir que te fueras ni quise que vieras
que estuve escribiendo mil veces tu nombre
solo se que te puse en mi brazos
deje que mi orgullo se sera pedasos
al fin ya era un hombre

Les Bottes de Charro

Combien de temps j'ai cherché ton amour,
et j'ai traîné ivre, ivre perdu à force de t'aimer.
Je me souviens que j'étais gamin et que je
ne pouvais pas aller à l'école sans te voir pendant six heures.
Toujours ensemble, mon amour a grandi,
et un jour tu m'as crié :
"J'aime les hommes, les enfants m'ennuient."
Et là, je vais briser mon destin et dans une cantina,
j'ai échangé mes billes contre des verres de vin.

Quelle colère ça me faisait, moi,
Je n'avais pas de moustache, pas de pistolet, pas de cheval.
Quelle colère ça me faisait, moi, j'étais pieds nus
et toi, tu aimais les bottes de charro.

J'ai laissé le temps passer.
J'ai lutté contre tout, j'ai senti les années peser sur mon dos.
Et une nuit où je ne t'attendais pas, tu es revenue
en silence et tu as déposé un baiser sur ma bouche fermée.
Je n'ai pas pu te dire de partir, ni voulu que tu vois
que j'avais écrit mille fois ton nom.
Je sais juste que je t'ai pris dans mes bras,
je laisse mon orgueil se briser en morceaux,
fini, j'étais un homme.

Escrita por: José Alfredo Jiménez