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Compagne

Los Tigres del Norte

Compañera

Compañera, compañera, le vengo a pedir la mano
Me dieron tres puñaladas, amores que me engañaron
Usted que todo lo tiene, tendrá que darme la mano

Compañera, compañera, me arrodille ante una ingrata
Se me acabaron las fuerzas, y por poquito me matan
Usted que adora al que sufre, comprenda mi serenata

Pero si su orgullo la va a traicionar,
Y ni de mi nombre se quiere acordar
Aunque sea por un ratito, yo me quiero en sus ojos mirar

Compañera, compañera, aquí comienza mi vida
Déjeme usted que la quiera, pa' que se mueran de envidia
Que al fin yo soy hombre libre, y usted no es comprometida

Compañera, compañera, le estoy hablando derecho,
El alma nunca se quiebra, por Dios que no estoy deshecho
Y aquel amor que le tuve, aquí lo traigo en el pecho

Pero si su orgullo la va a traicionar,
Y ni de mi nombre se quiere acordar
Aunque sea por un ratito, yo me quiero en sus ojos mirar

Compagne

Compagne, compagne, je viens te demander la main
On m'a donné trois coups de couteau, des amours qui m'ont trompé
Toi qui as tout, tu devras me tendre la main

Compagne, compagne, je me suis agenouillé devant une ingrate
Je n'ai plus de forces, et j'ai failli y passer
Toi qui adores celui qui souffre, comprends ma sérénade

Mais si ton orgueil va te trahir,
Et que tu ne veux même pas te souvenir de mon nom
Ne serait-ce que pour un instant, je veux me voir dans tes yeux

Compagne, compagne, ici commence ma vie
Laisse-moi t'aimer, pour qu'ils meurent de jalousie
Car enfin, je suis un homme libre, et tu n'es pas engagée

Compagne, compagne, je te parle franchement,
L'âme ne se brise jamais, par Dieu je ne suis pas détruit
Et cet amour que je t'ai porté, je l'ai ici dans le cœur

Mais si ton orgueil va te trahir,
Et que tu ne veux même pas te souvenir de mon nom
Ne serait-ce que pour un instant, je veux me voir dans tes yeux

Escrita por: José Alfredo Jiménez