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Les Couleurs d'une Ombre

Love of Lesbian

Los Colores de una Sombra

No sales nunca en las conversaciones,
entre nosotros nadie habla de ti,
es la verdad.

No digo esto para impresionarte,
veo aquellas horas descendiendo,
cada día un piso más.

Te he dedicado líneas sin sentido,
líneas que sin puntos son abismos,
te podrías asomar.

Sin dudar yo lo haría de ti.
¿Comprenderás si te hablo así?
¿Te ofenderás? Lo conseguí.
Ya no eres más que sombras.

Quizás te estoy mintiendo,
resulta que no puedo aceptar
que aún te eche de menos
y que este menos vaya aún a más.

Y ahora miento casi siempre,
todo el mundo lo hace,
engaño a otros y me engaño a mí.
¿Para qué diablos sirve la verdad?

Y mis naves ya se hunden
sólo al mencionarte,
naves que se hunden,
os saluda digno y roto el capitán.

¿Comprenderás si te hablo así?
¿Te ofenderás? Lo conseguí.
Ya no eres más que sombras.

Estás hablando para nadie,
basta, ¡cállate!
Estás perdiendo el juicio,
ya no hay nadie aquí.

Pero si me has escuchado,
vamos, ¡largate!
O quédate, mi sombra.
¿Y si a cambio te lo digo una vez más?

Ya ves, te estoy mintiendo,
ya ves, no lo he podido aceptar,
que aún te eche de menos
y que este menos vaya aún a más.

Cada vez que te recuerdo viene a mí una imagen,
éramos tú y yo de safari en el parque.

Les Couleurs d'une Ombre

Tu ne sors jamais dans les conversations,
entre nous personne ne parle de toi,
c'est la vérité.

Je ne dis pas ça pour t'impressionner,
je vois ces heures descendre,
chaque jour un étage de plus.

Je t'ai dédié des lignes sans sens,
des lignes qui sans points sont des abîmes,
tu pourrais y jeter un œil.

Sans hésiter, je le ferais pour toi.
Comprendras-tu si je te parle ainsi ?
Te vexeras-tu ? J'ai réussi.
Tu n'es plus que des ombres.

Peut-être que je te mens,
il s'avère que je ne peux pas accepter
que tu me manques encore
et que ce manque ne fasse qu'augmenter.

Et maintenant je mens presque toujours,
tout le monde le fait,
j'escroque les autres et je me trompe moi-même.
À quoi bon la vérité ?

Et mes navires coulent déjà
rien qu'en te mentionnant,
naves qui coulent,
le capitaine vous salue, digne et brisé.

Comprendras-tu si je te parle ainsi ?
Te vexeras-tu ? J'ai réussi.
Tu n'es plus que des ombres.

Tu parles à personne,
ça suffit, tais-toi !
Tu perds la raison,
il n'y a plus personne ici.

Mais si tu m'as entendu,
allez, fous le camp !
Ou reste, mon ombre.
Et si je te le dis encore une fois ?

Tu vois, je te mens,
tu vois, je n'ai pas pu accepter,
que tu me manques encore
et que ce manque ne fasse qu'augmenter.

Chaque fois que je te rappelle, une image vient à moi,
ous étions toi et moi en safari dans le parc.

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