Cuando Yo La Vide
Cuando yo la 'vide'
fue por la bajada de Gaspar Ventura,
venía del río
con su tinajita fresca en la "centura".
Todo tembeleque,
vi de refilón su linda pantorrilla,
quedé cecereque
con el 'movimento' de su rabadilla.
Cuando yo la 'vide', ¡Dios mío que embrollo!
Sentí el pellejo como carne pollo,
al tenerla cerca me puse zurumbo,
palabra de honor se me 'jueron' los pulsos.
Sus dos ojos bellos,
más que dos chispazos eran dos hogueras
tiraban destellos
como los 'rilámpagos' de Chinandega.
Sólo al 'devisarlos'
se me atravesó una cosa en el gaznate
porque eran brillantes
como la negrita pluma del zanate.
Cuando yo la vide...
Venía cantando
no sé qué tonada, cuando yo la vide,
pero al 'contimplarla',
hasta la saliva se me puso chirre.
Yo quise decirle
'te llevo morena a los santos altares',
pero fue imposible
pues me charchaleaban todos los ijares.
Cuando yo la vide...
Quand je l'ai vue
Quand je l'ai vue
c'était en descendant la rue Gaspar Ventura,
je venais de la rivière
avec ma cruche fraîche à la ceinture.
Tout tremblant,
je vis en passant sa jolie mollet,
j'étais comme un fou
avec le mouvement de son derrière.
Quand je l'ai vue, mon Dieu quel bazar !
Je sentais ma peau comme de la chair de poulet,
quand je l'avais près de moi, j'étais tout retourné,
parole d'honneur, mon cœur s'est emballé.
Ses deux beaux yeux,
plus que deux éclairs, c'étaient deux feux
ils lançaient des éclats
comme les éclairs de Chinandega.
Rien qu'en les voyant,
une chose s'est coincée dans ma gorge.
Parce qu'ils brillaient
comme la plume noire du merle.
Quand je l'ai vue...
Elle chantait
je ne sais quelle mélodie, quand je l'ai vue,
mais en la contemplant,
jusqu'à ma salive s'est mise à couler.
Je voulais lui dire
'je t'emmène, brune, aux saints autels',
mais c'était impossible
car tous les autres me bloquaient le passage.
Quand je l'ai vue...