Carlos Fonseca
Un ruido de pájaros
Predijo tu muerte
Y tu sangre dulce
Floreció en los malinches
Lloró la montaña
Y el pájaro león
Y el lucero en la aurora sembró
El sudor de tu frente, y creció
En Zinica el amor
Nuestra liberación
Capitán y timón
Tayacán de mi pueblo
Y seguís disparando
Con tus ojos azules
Emboscando al dolor
Sin temor a morir
Enseñando a matar
A leer y a escribir
Con el Danto y Pedrón
Benjamín Zeledón
On Raudales y Claudia y Sandino
Y los miles de niños caídos
Y los miles de muertos
Que nunca murieron, como vos
Te mataron cien veces
Y, cien veces, temblaron
Los cobardes al verte
Nuevo y multiplicado
En Bocay y Zinica
En Raití y Pancasán
En un niño aprendiendo a soñar
Un maestro, un obrero, un volcán
Un puñado de luz
Un cuaderno, un arado, un fusil
Un ejército y pueblo
Empeñado en parir
Una patria madura y feliz
Un poder popular
Carlos Fonseca
Un bruit d'oiseaux
A prédit ta mort
Et ton sang sucré
A fleuri dans les malinches
La montagne a pleuré
Et le lion s'est envolé
Et l'étoile au lever a semé
La sueur de ton front, et a grandi
À Zinica l'amour
Notre libération
Capitaine et gouvernail
Tayacán de mon peuple
Et tu continues à tirer
Avec tes yeux bleus
Emboscadant la douleur
Sans peur de mourir
Enseignant à tuer
À lire et à écrire
Avec Danto et Pedrón
Benjamín Zeledón
Sur Raudales et Claudia et Sandino
Et les milliers d'enfants tombés
Et les milliers de morts
Qui n'ont jamais vraiment disparu, comme toi
On t'a tué cent fois
Et, cent fois, ils ont tremblé
Les lâches en te voyant
Nouveau et multiplié
À Bocay et Zinica
À Raití et Pancasán
Dans un enfant apprenant à rêver
Un maître, un ouvrier, un volcan
Une poignée de lumière
Un cahier, une charrue, un fusil
Une armée et un peuple
Engagés à donner naissance
À une patrie mûre et heureuse
Un pouvoir populaire