Mi Llanura
Llanura venezolana… Venezolana llanura
Con amor quiero cantarte
Porque como tú ninguna
Se me ensancha el corazón
Solo al nombrarte llanura
Por ser la creación más grande del señor en las alturas
Fui recordando en mi canto: Tus esteros, tus lagunas
Tus sábanas verdecitas después que llegan las lluvias
El olor del mastrantal, llano mío que te perfuma
Contemplan las garzas blancas voleteando en la espesura
Cuando el carro mañanero con su canto te saluda
La tonada de un llanero con el rejo y la totuma… Si la totuma llano mío, tú me enseñaste
Tus tampas fueron mi cuna
Tus potreros mis maestros
Tus matorrales mi pluma, con los que aprendí a escribir sobre una cabalgadura
Tú me viste caminar, tratándome con ternura
Cuando tu brisa silvestre, tocaba mi piel desnuda
Sintiéndome más feliz en esta vida tan dura
De que te canto mi llano
El corazón se me apura
Queriendo gritar con fuerza
Para que el mundo descubra
Llano mío que lo eres todo
Que tú y mi tierra son una
Que jamás te cambiaría
Ni por la mayor fortuna
Por eso digo orgulloso: ¡Que bonita es mi llanura!
Sigue mi canto el camino del llano con sus lagunas
Para que sus cinco estados con mucho orgullo se unan
Cuaricuacura en cojedes portuguesa y sus anchuras
Marinas cuanto te quiero nunca lo pongas en duda
Llanero siempre es llanero, y no teme a noche oscura
Y no asusta a los espantos, que en sus sábanas abundan
Ni a relámpagos, ni truenos
Ni a la fiera que más gruña
Por eso es que en mi cantar, entre la prima y segunda
Y el bordoneo de un arpa, mientras el cuatro me apura
Y unos capachos que suenan, yo me despido con bravura
Si con bravura, si unidos luchamos todos
Por mi patria grande y pura
Que por manos traicioneras, hoy se encuentra en la penumbra
Ma Plaine
Plaine vénézuélienne… Vénézuélienne plaine
Avec amour je veux te chanter
Car comme toi, aucune
Mon cœur s'élargit
Rien qu'à te nommer plaine
Pour être la plus grande création du seigneur dans les hauteurs
Je me rappelais dans ma chanson : Tes marais, tes lagunes
Tes draps verdoyants après les pluies
L'odeur du mastrantal, ma plaine qui te parfume
Contemplent les hérons blancs voletant dans l'épaisseur
Quand la voiture matinale te salue avec son chant
La mélodie d'un llanero avec le rejo et la totuma… Si la totuma ma plaine, tu m'as appris
Tes champs furent mon berceau
Tes pâturages mes maîtres
Tes buissons ma plume, avec laquelle j'ai appris à écrire sur un cheval
Tu m'as vu marcher, me traitant avec tendresse
Quand ta brise sauvage touchait ma peau nue
Me sentant plus heureux dans cette vie si dure
De te chanter ma plaine
Mon cœur s'accélère
Voulant crier avec force
Pour que le monde découvre
Ma plaine qui est tout
Que toi et ma terre ne font qu'un
Que jamais je ne te changerais
Ni pour la plus grande fortune
C'est pourquoi je dis avec fierté : Comme ma plaine est belle !
Mon chant suit le chemin de la plaine avec ses lagunes
Pour que ses cinq états s'unissent avec fierté
Cuaricuacura à Cojedes, Portugaise et ses largeurs
Marinas comme je t'aime, ne le mets jamais en doute
Llanero est toujours llanero, et n'a pas peur de la nuit noire
Et n'a pas peur des fantômes, qui abondent dans ses draps
Ni des éclairs, ni des tonnerres
Ni de la bête qui grogne le plus
C'est pourquoi dans ma chanson, entre la prima et la seconde
Et le bourdon d'une harpe, tandis que le quatre me presse
Et quelques capachos qui résonnent, je me dis au revoir avec bravoure
Oui avec bravoure, si unis nous luttons tous
Pour ma patrie grande et pure
Qui par des mains traîtresses, se trouve aujourd'hui dans l'ombre