Marina
Viene
no se detiene
rajando el día, partiendo el mar
todo se siente nuevo
su quilla salta el muro de coral
Viene
su vela blanca
latiendo al viento su corazón
sabe
que nadie espera
que nadie aguarda el vuelo de su voz
y las redes en la sal se desvanecen
el compás de la marea ya creció
vamos
aborda el sueño,
levanta el vuelo,
toma el timón
porque un día
quizás muy pronto
tu sangre vuelva
detrás del sol
pasa
rumbo al oeste
henchido de algas, pidiendo mas.
vuela
sobre su estela
y deja el surco con olor de mar
queda
y permanece
está en tu aliento, esta en tu piel
vuelve
mi sueño siempre
con las gaviotas del amanecer.
y las redes en la sal se desvanecen...
Marina
Vient
ne s'arrête pas
tranchant le jour, fendant la mer
tout semble nouveau
sa quille saute le mur de corail
Vient
sa voile blanche
battant au vent son cœur
sait
que personne n'attend
que personne ne guette le vol de sa voix
et les filets dans le sel s'évanouissent
le rythme de la marée a déjà grandi
allons
aborde le rêve,
prends ton envol,
prends le gouvernail
car un jour
peut-être très bientôt
ton sang reviendra
derrière le soleil
passe
cap à l'ouest
gonflé d'algues, demandant plus.
vole
sur sa traînée
et laisse le sillage avec l'odeur de la mer
reste
et demeure
c'est dans ton souffle, c'est dans ta peau
revient
mon rêve toujours
avec les mouettes de l'aube.
et les filets dans le sel s'évanouissent...
Escrita por: Fidel, Jaime