Ardio mi memoria
Yo vi a la mujer de cabellos ondulados de sierpes
bajar corriendo por la ladera hacia los llanos donde la fiesta silva.
Yo vi los brillos en el borde de las copas durante aquella noche.
Yo vi a los hombres, dura piel morena, en el temblor lejano del polvo de la pista.
Vi flotar herrumbre de rejones en un instante que clava y se gira a mirarte.
Supe del metalico rugido de motores en su efimera carrera hacia el confin del horizonte.
Ardio mi memoria y el mundo bosque en llamas calcino despechos, trsiciones, deslealtad.
Menti y me mentiste y me senti caleidoscopico insecto:
polvo y alas rotas en el temblor de una particula de nada.
Porque si no te pertenezco pienso en ti? Porque si no habitamos multitudes me dejas solo?
Por que si no te pertenezco estas en mi?
Vi barbados hombres cabalgar monstruos de acero rodantes.
anclar y resoplando morir por unas horas al desmayo del sueño.
Vi luces, puertas entreabiertas al cerrarse, escuche extraviadas risas;
murmullos, jadeos y el anuncio de un dia negro que nacia. (Tormenta de mares de lagrimas)
Te vi flotar, herrumbre de rejones en un instante que pasa y te giraste a mirarme.
Supe que tu quejido, carne insomne, de mi efimera carrera hacia el confin del horizonte.
Ardio mi memoria y el mundo bosque en llamas... Ardio mi memoria...
Mon souvenir brûle
J'ai vu la femme aux cheveux ondulés comme des serpents
courir sur la pente vers les plaines où la fête siffle.
J'ai vu les reflets au bord des verres pendant cette nuit-là.
J'ai vu des hommes, peau brune et dure, dans le tremblement lointain de la poussière sur la piste.
J'ai vu flotter la rouille des éperons dans un instant qui te fixe et se retourne pour te regarder.
J'ai entendu le rugissement métallique des moteurs dans leur course éphémère vers l'horizon.
Mon souvenir brûle et le monde, forêt en flammes, calcine déceptions, trahisons, infidélités.
J'ai menti et tu m'as menti, et je me suis senti comme un insecte kaléidoscopique :
de la poussière et des ailes brisées dans le tremblement d'une particule de rien.
Parce que si je ne t'appartiens pas, pourquoi penses-tu à moi ? Parce que si nous ne sommes pas dans la foule, tu me laisses seul ?
Pourquoi, si je ne t'appartiens pas, es-tu en moi ?
J'ai vu des hommes barbus chevaucher des monstres d'acier roulant.
Ancrés et haletants, mourir pendant quelques heures dans l'évanouissement du rêve.
J'ai vu des lumières, des portes entrebâillées se fermant, j'ai entendu des rires égarés ;
murmures, halètements et l'annonce d'un jour noir qui naissait. (Tempête de mers de larmes)
Je t'ai vu flotter, rouille des éperons dans un instant qui passe et tu t'es retournée pour me regarder.
J'ai su que ton gémissement, chair insomniaque, était ma course éphémère vers l'horizon.
Mon souvenir brûle et le monde, forêt en flammes... Mon souvenir brûle...