El Aire De La Calle
Yo me levanto temprano y me pongo a trabajar
Con mi guitarra en la mano yo nunca paro de cantar
A mí me llaman el descalzo porque en invierno uso chanclas
Yo lo hago pa’notarme en el fresquito de la mañana
Tol día en la calle, en la plazuela, tomando el aire
Soy un bohemio de la vida que yo no tengo nada que ver
Con los bigotes señoriales que se pasean por jerez
Yo no tengo obligaciones, yo no tengo más que ver
Los charquitos de la plaza cuando termina de llover
Los días de colores en la plazuela fumando flores
El aire de la calle a mí me huele a goma fresca
Yo lo asumo, me lo fumo y me escapo por la cuesta
Te quiero, te quiero como las peras a los peros
Yo te amo, te amo cuando te pierdo y cuando te gano
Los pantalones sin bolsillos pero los hilos no se amargan
Te canto en la alameda del banco, te canto en la calle larga
Lo mismo te canto un fandango que yo te canto por triana
Solo quiero cuarenta pavos para dormirme en una cama
No quiero amores, soy vagabundo y amante de la noche
El aire de la calle a mí me huele a goma fresca
Yo lo asumo, me lo fumo y me escapo por la cuesta
Qué pena, mira qué pena, que mi mechero no tiene piera
Quién pudiera, quién pudiera pintar olores en la arena
Veneno negro, yo tengo en la sangre
Y en mis brazos tengo cinco tatuajes
Yo nunca lloro porque vivo en carnavales
Me pongo la careta y me lanzo a la calle
Y me lanzo a la calle, y me lanzo a la calle
Y me lanzo, a la calle
L'Air De La Rue
Je me lève tôt et je me mets au boulot
Avec ma guitare à la main, je ne cesse de chanter
On m'appelle le déchaussé car en hiver je porte des tongs
Je le fais pour sentir le frais du matin
Toute la journée dans la rue, sur la petite place, à prendre l'air
Je suis un bohème de la vie, je n'ai rien à voir
Avec les moustaches distinguées qui se baladent à Jerez
Je n'ai pas d'obligations, je n'ai rien d'autre à voir
Que les flaques de la place quand la pluie s'arrête
Les jours colorés sur la petite place en fumant des fleurs
L'air de la rue, pour moi, sent le caoutchouc frais
Je l'assume, je le fume et je m'échappe par la pente
Je t'aime, je t'aime comme les poires aux pépins
Je t'aime, je t'aime quand je te perds et quand je te gagne
Un pantalon sans poches mais les fils ne s'amerrent pas
Je te chante dans l'allée du banc, je te chante dans la rue longue
Je peux te chanter un fandango ou te chanter à Triana
Je veux juste quarante balles pour m'endormir dans un lit
Je ne veux pas d'amours, je suis vagabond et amoureux de la nuit
L'air de la rue, pour moi, sent le caoutchouc frais
Je l'assume, je le fume et je m'échappe par la pente
Quel dommage, regarde quel dommage, que mon briquet n'ait pas de pierre
Qui pourrait, qui pourrait peindre des odeurs dans le sable
Du poison noir, j'en ai dans le sang
Et sur mes bras, j'ai cinq tatouages
Je ne pleure jamais car je vis en carnaval
Je mets le masque et je me lance dans la rue
Et je me lance dans la rue, et je me lance dans la rue
Et je me lance, dans la rue