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Épingles

Marea

Alfileres

Alfileres,
tengo panzarriba en la mirada,
para coger la sisa a las fachadas,
que duelen como duele el grano en la
espalda,

mil quehacers,
que no servirán de nada,
si me enturbio con el alba
cuando las caricias mandan,

y no hay en la tierra
un dolor que se acicale
refejao en los ventanales de mi casa,
de mi casa,
puedo comer mierda y acostarme en los portales
si a la noche tengo a quien que me abraza,
que me abraza,

si la hieren,
y yo meto el hocico,
dirá que no lo necesita,
con la sonrisa más bonita,

y no hay en la tierra
un dolor que se acicale
refejao en los ventanales de mi casa,
de mi casa,
puedo comer mierda
y acostarme en los portales
si a la noche tengo a alguien que me abraza,
que me abraza,

solo quiero que me quieran,
como tú, como tol mundo,
deshaciendo primaveras,
enhebrando los segundos,

y no hay en la tierra
un dolor que se acicale
reflejao en los ventanales de mi casa,
de mi casa,
puedo comer mierda
y acostarme en los portales
si a la noche tengo a alguien que me abraza,
que me abraza.

Épingles

Épingles,
j'ai le ventre en l'air dans le regard,
pour attraper les coutures des façades,
qui font mal comme fait mal le grain dans le
dos,

mille tâches,
qui ne serviront à rien,
si je me trouble avec l'aube
quand les caresses commandent,

et il n'y a sur terre
aucune douleur qui se maquille
réfléchie dans les fenêtres de ma maison,
de ma maison,
puis-je manger de la merde et m'allonger sur les porches
si la nuit j'ai quelqu'un qui m'embrasse,
qui m'embrasse,

si elle est blessée,
et moi je mets le nez,
dira qu'elle n'en a pas besoin,
avec le plus beau des sourires,

et il n'y a sur terre
aucune douleur qui se maquille
réfléchie dans les fenêtres de ma maison,
de ma maison,
puis-je manger de la merde
et m'allonger sur les porches
si la nuit j'ai quelqu'un qui m'embrasse,
qui m'embrasse,

je veux juste qu'on m'aime,
comme toi, comme tout le monde,
démêlant les printemps,
filant les secondes,

et il n'y a sur terre
aucune douleur qui se maquille
réfléchie dans les fenêtres de ma maison,
de ma maison,
puis-je manger de la merde
et m'allonger sur les porches
si la nuit j'ai quelqu'un qui m'embrasse,
qui m'embrasse.

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