Manuela Canta Saetas
Aún no se ha hecho ni de día
y Manuela ya baldea su patio con alegría,
y tararea al barrer una de Lole y Manuel,
pero suena tan quebrá, suena a ruina y a cañá,
suena a ganas de llorar,
tiene en los ojos girasoles
que no saben de frases de poetas, no señor,
que van sin ton ni son cuando Manuela canta saetas,
canta saetas
que van sin ton ni son cuando Manuela canta saetas,
canta saetas,
aún echan chispas sus andares
a pesar de años perdidos por recodos y olivares,
taconea al caminar, cuenta que no ha visto el mar,
que lo ha oído en caracolas que parecían cantar
fandangos de soledad,
tiene en los ojos girasoles,
que no saben de frases de poetas, no señor,
que van sin ton ni son cuando Manuela canta saetas,
canta saetas,
que van sin ton ni son cuando Manuela canta saetas,
canta
aún echan chispas sus andares
a pesar de años perdidos por recodos y olivares,
taconea al caminar, cuenta que no ha visto el mar,
que lo ha oído en caracolas que parecían cantar
fandangos de soledad
Manuela Chante des Saetas
Il n'est même pas encore jour
et Manuela balaie sa cour avec joie,
et elle fredonne en balayant une de Lole et Manuel,
mais ça sonne si brisé, ça sonne à la ruine et à la paille,
ça sonne comme l'envie de pleurer,
elle a dans les yeux des tournesols
qui ne connaissent pas les mots des poètes, non monsieur,
qui vont sans rythme ni raison quand Manuela chante des saetas,
chante des saetas
qui vont sans rythme ni raison quand Manuela chante des saetas,
chante des saetas,
ses pas étincellent encore
malgré les années perdues dans les tournants et les oliveraies,
elle tape du pied en marchant, elle dit qu'elle n'a jamais vu la mer,
qu'elle l'a entendue dans des coquillages qui semblaient chanter
des fandangos de solitude,
elle a dans les yeux des tournesols,
qui ne connaissent pas les mots des poètes, non monsieur,
qui vont sans rythme ni raison quand Manuela chante des saetas,
chante des saetas,
qui vont sans rythme ni raison quand Manuela chante des saetas,
chante
ses pas étincellent encore
malgré les années perdues dans les tournants et les oliveraies,
elle tape du pied en marchant, elle dit qu'elle n'a jamais vu la mer,
qu'elle l'a entendue dans des coquillages qui semblaient chanter
des fandangos de solitude.