Más Me Duele a Mí
Llené de abrojos
La desdentada tierra
Que me roía la raíz
Con un cepo en la siniestra
En la diestra un tamboril
Y la portezuela abierta
Tú dices que te duele el tiempo, ay
Más me duele a mí
Que me cuelga del pescuezo
Su llanto de badajo viejo
Manará febril
Y a tomar por culo todo lo que fui
He mancillado
Tanto papel mojado
Que voy ciego de humedad
Perdido como La Parrala
Con vinagre en el cantar
Y beoda la mirada
Tú dices que te insulta el viento, ay
Más me duele a mí
Que lo añoro y no lo encuentro
Para que sople en mis adentros
Fuera del carril
Avivando el paso lento
Pero la noche devoró las velas
Se empachó de cera y, antes de marchar
En el suelo me dejó monedas
El calostro de los bares
Y un piropo de ramera
Los aguadores
Se fueron despidiendo
¿Ahora quién me silbará
Cuando me salgan al encuentro
Para hacerme tropezar
Los corceles del recuerdo?
Tú dices que te hiere el sueño, ay
Más me duele a mí
Que me agrieta si me empeño
En desterrarlo del espejo
Para sonreír
Y que esperen los infiernos
Pero la noche devoró las velas
Se empachó de cera y, antes de marchar
En el suelo me dejó monedas
El calostro de los bares
Y un piropo de ramera
Mais Ça Me Fait Plus Mal à Moi
J'ai rempli de ronces
La terre édentée
Qui rongeait ma racine
Avec un piège à gauche
Un tambour à droite
Et la porte grande ouverte
Tu dis que le temps te fait mal, ah
Mais ça me fait plus mal à moi
Qui me pend au cou
Son pleur de vieux grelot
S'écoulera fiévreux
Et à la merde tout ce que j'étais
J'ai souillé
Tant de papiers mouillés
Que je suis aveugle d'humidité
Perdu comme La Parrala
Avec du vinaigre dans le chant
Et le regard ivre
Tu dis que le vent t'insulte, ah
Mais ça me fait plus mal à moi
Que je le regrette et ne le trouve pas
Pour qu'il souffle en moi
Hors des rails
Ranimant le pas lent
Mais la nuit a dévoré les bougies
Elle s'est empiffrée de cire et, avant de partir
Elle m'a laissé des pièces au sol
Le colostrum des bars
Et un compliment de prostituée
Les porteurs d'eau
S'en sont allés en disant adieu
Qui va maintenant me siffler
Quand ils me croiseront
Pour me faire trébucher
Les coursiers du souvenir ?
Tu dis que le rêve te blesse, ah
Mais ça me fait plus mal à moi
Qui me fissure si je m'acharne
À l'exiler du miroir
Pour sourire
Et que les enfers attendent
Mais la nuit a dévoré les bougies
Elle s'est empiffrée de cire et, avant de partir
Elle m'a laissé des pièces au sol
Le colostrum des bars
Et un compliment de prostituée