Remitente (Versión Benidorm Fest)
(Se me hizo tarde, se fue la arena
Se me hizo tarde, y ahora cadena
En un suspiro, vi tu caverna
Y todos para dentro, aunque nos duela)
Soy un reflejo, una sirena
El brazo alzado de tus abuelas
Dos perras chicas en la cartera
Ración de leche, ración de pena
Perdona esta carta que te doy
Sin ser yo
Pero ahí tienes una lista antes de marchar
Con lo que vivimos
Y ahora muérdele, muérdele, muérdele
Y se puede apagar
Borrando y olvidando
Pisando y susurrando
Las horas contadas
El velo negro en un corrillo de mujeres
Coge el juguete con la diestra
No rechistes y que tu padre no se entere
Ay que sobró valor
Y mucho corazón
Pa dar pasos al frente y poder volar
Quien
Voló contigo más allá de lo prohibido
Tendió su mano y la fuerza para darte
Lo que, por suerte, nadie te regalará
Y ahora vas tú y me la dejas sola
Quien
Te dio la voz y la voz y la voz
Y la voz que te roban
No la sueltes, amor mío
Que te quedas sin razón
Que si ya apagas esa voz
La voz se ahoga
Sé mi hizo tarde, se fue la arena
Sé mi hizo tarde, y ahora cadena
En un suspiro, vi tu caverna
Y todos para dentro, aunque nos duela
Soy un reflejo, una sirena
El brazo alzado de tus abuelas
Dos perras chicas en la cartera
Ración de leche, ración de pena
Ay
Fue el blanco y negro el desespero entre los trenes
Las trece rosas, el babi azul, cola del pan
Las desbandás que nunca vuelven
Ay, ay, ay, amor
Mira qué grande nos quedó
El respeto y los claveles
Remiendo de alfileres
Te digo el remitente
Se llamaba libertad
Quien
Voló contigo más allá de lo prohibido
Tendió su mano y la fuerza para darte
Lo que, por suerte, nadie te regalará
Y ahora vas tú y me la dejas sola
Quien
Te dio la voz y la voz y la voz
Y la voz que te roban
No la sueltes, amor mío
Que te quedas sin razón
Que si ya apagas esa voz
La voz se ahoga
(Se me hizo tarde, se fue la arena
Se me hizo tarde, y ahora cadena
En un suspiro, mito caverna
Y todos para dentro, aunque nos duela
Soy un reflejo, una sirena
El brazo alzado de tus abuelas
Dos perras chicas en la cartera
Ración de leche, ración de pena
María de mis carnes
A ver si eres tan gallo
A ver si eres tan grande
A ver si eres tan gallo
A ver si eres tan grande)
Expéditeur (Version Benidorm Fest)
(Il est devenu tard, le sable s'est envolé
Il est devenu tard, et maintenant c'est la chaîne
Dans un soupir, j'ai vu ta caverne
Et tous à l'intérieur, même si ça nous fait mal)
Je suis un reflet, une sirène
Le bras levé de tes grands-mères
Deux petites pièces dans le portefeuille
Ration de lait, ration de peine
Pardon pour cette lettre que je te donne
Sans être moi
Mais voilà une liste avant de partir
Avec ce que nous avons vécu
Et maintenant mords-le, mords-le, mords-le
Et ça peut s'éteindre
En effaçant et en oubliant
En marchant et en chuchotant
Les heures comptées
Le voile noir dans un cercle de femmes
Prends le jouet de la main droite
Ne fais pas de bruit et que ton père ne s'en aperçoive pas
Oh, il a fallu du courage
Et beaucoup de cœur
Pour avancer et pouvoir voler
Qui
A volé avec toi au-delà de l'interdit
Tendit sa main et la force pour te donner
Ce que, par chance, personne ne te donnera
Et maintenant tu vas et tu me laisses seule
Qui
T'a donné la voix et la voix et la voix
Et la voix qu'on te vole
Ne la lâche pas, mon amour
Car tu perds ta raison
Car si tu éteins cette voix
La voix se noie
Je sais qu'il est devenu tard, le sable s'est envolé
Je sais qu'il est devenu tard, et maintenant c'est la chaîne
Dans un soupir, j'ai vu ta caverne
Et tous à l'intérieur, même si ça nous fait mal
Je suis un reflet, une sirène
Le bras levé de tes grands-mères
Deux petites pièces dans le portefeuille
Ration de lait, ration de peine
Oh
C'était le noir et blanc, le désespoir entre les trains
Les treize roses, la blouse bleue, la file du pain
Les débandades qui ne reviennent jamais
Oh, oh, oh, mon amour
Regarde comme ça nous a grandis
Le respect et les œillets
Rapiéçage d'épingles
Je te dis l'expéditeur
S'appelait liberté
Qui
A volé avec toi au-delà de l'interdit
Tendit sa main et la force pour te donner
Ce que, par chance, personne ne te donnera
Et maintenant tu vas et tu me laisses seule
Qui
T'a donné la voix et la voix et la voix
Et la voix qu'on te vole
Ne la lâche pas, mon amour
Car tu perds ta raison
Car si tu éteins cette voix
La voix se noie
(Il est devenu tard, le sable s'est envolé
Il est devenu tard, et maintenant c'est la chaîne
Dans un soupir, j'ai vu ta caverne
Et tous à l'intérieur, même si ça nous fait mal
Je suis un reflet, une sirène
Le bras levé de tes grands-mères
Deux petites pièces dans le portefeuille
Ration de lait, ration de peine
Marie de mes chairs
On va voir si tu es si fier
On va voir si tu es si grand
On va voir si tu es si fier
On va voir si tu es si grand)