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Éphémère

Rozalén

Efímera

Me dicen que no hay que dormirse
Me obligo a hacer ya una nueva canción
Alegre que tenga buen ritmo
Letra pegadiza porque todo es efímero

Me dicen que sí, cuánto premio
Que canto con todos, que que años más buenos
Que se me ve luminosa
Siempre sonriendo con brillo en el pelo

Y yo que he derribado
Los muros de mi esqueleto
Que tengo las hojas en blanco
El tarro vacío, que no comprendo

Y yo que aún no he escrito
Todas las cartas que dicen adiós
Que no encajo en este planeta
Y me he mudado a calle decepción

Y cómo te explico que hay días
Que aún teniendo todo no soy feliz
Me compro una sonrisa blanca
Me visto de rojo, te finjo que sí

Las luces terminan cegando
Y por dentro va caminando el dolor
Y la tristeza me mece
Por más que lo intente, quedo grande todo
Y no me permito caer
Y no me permito caer

Un día me dijo un maestro
Ya me he convertido en lo que siempre odié
No pierdas nunca tu faro
Que no te envuelvan en sueños de papel

Confío en que con el tiempo
Tenga más claro dónde quiero estar
Y sepa a quién acercarme
Y quién me aprecia de verdad

Y yo que a veces deseo ser
Quién no quiero ser
Y siento que todo es mentira
Que el mundo se mueve por puro interés

Y yo que aún no he escrito
Todas las cartas que dicen te quiero
Ya no encajo en este planeta
Y cada poco me muero de miedo

Y cómo te explico que hay días
Que aún teniendo todo no soy feliz
Me compro una sonrisa blanca
Me visto de rojo, te finjo que sí

Las luces terminan cegando
Y por dentro va caminando el dolor
Y la tristeza me mece
Por más que lo intente, quedo grande todo
Y no me permito caer
Y no me permito caer

Y has de caer para entender
Y has de caer para volver
Y no me permito caer

Éphémère

On me dit qu'il ne faut pas s'endormir
Je me force à écrire une nouvelle chanson
Joyau qui a du rythme
Des paroles accrocheuses car tout est éphémère

On me dit que oui, quel prix
Que je chante avec tout le monde, que ce sont de belles années
On me voit rayonnante
Toujours souriante avec des éclats dans les cheveux

Et moi qui ai abattu
Les murs de mon squelette
J'ai les pages blanches
Le pot vide, que je ne comprends pas

Et moi qui n'ai pas encore écrit
Toutes les lettres qui disent adieu
Je ne m'intègre pas sur cette planète
Et j'ai déménagé rue déception

Et comment t'expliquer qu'il y a des jours
Où même en ayant tout, je ne suis pas heureuse
Je m'achète un sourire blanc
Je m'habille en rouge, je fais semblant que ça va

Les lumières finissent par éblouir
Et à l'intérieur, la douleur avance
Et la tristesse me berce
Peu importe mes efforts, tout me semble trop grand
Et je ne me permets pas de tomber
Et je ne me permets pas de tomber

Un jour, un maître m'a dit
Je suis devenu ce que j'ai toujours détesté
Ne perds jamais ta lumière
Ne te laisse pas envelopper dans des rêves en papier

Je crois qu'avec le temps
Je saurai mieux où je veux être
Et je saurai vers qui me tourner
Et qui m'apprécie vraiment

Et moi qui parfois désire être
Celui que je ne veux pas être
Et je sens que tout est un mensonge
Que le monde tourne par pur intérêt

Et moi qui n'ai pas encore écrit
Toutes les lettres qui disent je t'aime
Je ne m'intègre pas sur cette planète
Et de temps en temps, j'ai peur à en mourir

Et comment t'expliquer qu'il y a des jours
Où même en ayant tout, je ne suis pas heureuse
Je m'achète un sourire blanc
Je m'habille en rouge, je fais semblant que ça va

Les lumières finissent par éblouir
Et à l'intérieur, la douleur avance
Et la tristesse me berce
Peu importe mes efforts, tout me semble trop grand
Et je ne me permets pas de tomber
Et je ne me permets pas de tomber

Et tu dois tomber pour comprendre
Et tu dois tomber pour revenir
Et je ne me permets pas de tomber

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