395px

La Porte Violette

Rozalén

La Puerta Violeta

Una niña triste en el espejo
Me mira prudente y no quiere hablar
Hay un mounstruo gris en la cocina

Que lo rompe todo, que no para de gritar

Tengo una mano en el cuello que con sutileza
Me impide respirar
Una venda me tapa los ojos
Puedo oler el miedo y se acerca

Tengo un nudo en las cuerdas que ensucia mi voz al cantar
Tengo una culpa que me aprieta
Se posa en mis hombros y me cuesta andar

Pero, dibujé una puerta violeta en la pared
Y al entrar me liberé, como se despliega la vela de un barco
Desperté en un prado verde, muy lejos de aquí
Corrí, grité, reí
Sé lo que no quiero, ahora estoy a salvo

Una flor que se marchita
Un árbol que no crece porque no es su lugar
Un castigo que se me impone
Un verso que me tacha y me anula

Tengo todo el cuerpo encadenado (uh, uh, uh)
Las manos agrietadas, mil arrugas en la piel
Las fantasmas hablan en la nuca
Se reabre la herida y me sangra (uh, uh, uh)

Hay un jilguero en mi garganta que vuela con fuerza
Tengo la necesidad de girar la llave y no mirar atrás

Así que dibujé una puerta violeta en la pared
Y al entrar me liberé, como se despliega la vela de un barco
Desperté en un prado verde muy lejos de aquí
Corrí, grité, reí
Sé lo que no quiero, ahora estoy a salvo

Así que dibujé una puerta violeta en la pared (uh, uh, uh)
Y al entrar me liberé, como se despliega la vela de un barco
Aparecí en un prado verde muy lejos de aquí (uh, uh, uh)
Corrí, grité, reí (uh, uh, uh)
Sé lo que no quiero, ahora estoy a salvo

La Porte Violette

Une fille triste dans le miroir
Me regarde prudemment et ne veut pas parler
Il y a un monstre gris dans la cuisine

Qui casse tout, qui n'arrête pas de crier

J'ai une main sur le cou qui subtilement
M'empêche de respirer
Un bandeau me couvre les yeux
Je peux sentir la peur qui s'approche

J'ai un nœud dans les cordes qui salit ma voix en chantant
J'ai une culpabilité qui me serre
Se pose sur mes épaules et me fait mal à marcher

Mais j'ai dessiné une porte violette sur le mur
Et en entrant je me suis libérée, comme se déploie la voile d'un bateau
Je me suis réveillée dans un pré vert, très loin d'ici
J'ai couru, crié, ri
Je sais ce que je ne veux pas, maintenant je suis en sécurité

Une fleur qui se fane
Un arbre qui ne pousse pas parce que ce n'est pas sa place
Une punition qui m'est imposée
Un vers qui me raye et m'annule

J'ai tout le corps enchaîné (uh, uh, uh)
Les mains craquelées, mille rides sur la peau
Les fantômes parlent dans la nuque
La blessure se rouvre et me saigne (uh, uh, uh)

Il y a un chardonneret dans ma gorge qui vole avec force
J'ai besoin de tourner la clé et de ne pas regarder en arrière

Alors j'ai dessiné une porte violette sur le mur
Et en entrant je me suis libérée, comme se déploie la voile d'un bateau
Je me suis réveillée dans un pré vert très loin d'ici
J'ai couru, crié, ri
Je sais ce que je ne veux pas, maintenant je suis en sécurité

Alors j'ai dessiné une porte violette sur le mur (uh, uh, uh)
Et en entrant je me suis libérée, comme se déploie la voile d'un bateau
Je suis apparue dans un pré vert très loin d'ici (uh, uh, uh)
J'ai couru, crié, ri (uh, uh, uh)
Je sais ce que je ne veux pas, maintenant je suis en sécurité

Escrita por: Maria De Los Angeles Rozalen Ortuno