Talk Of One, Thought Of None
... . Another night of too much cough syrup.
I'm awakened by the incessant ringing of a telephone.
I still have dreams caked in the corners of my eyes,
And my mouth is dry and tastes shitty.
Again, the ringing.
Slowly, I bustle out of bed,
The remnants of an erection
Still lingering in my shorts
Like a bothersome guest.
Again, the ringing.
Carefully, I abscond to the bathroom,
As to not display my manhood to others.
There, I make the perfunctory morning faces
Which always seem to preceed my daily contribution
To the once-blue toilet water
That I always enjoy making green.
Again, the ringing.
I shake twice like most others,
And I'm annoyed by the dribble
That always seems to remain,
Causing a small acreage of wetness
On the front of my briefs.
I slowly, languidly, lazily, crazily
Stumble into the den
Where my father smokes his guitars
... . I mean, cigars... .
In his easy chair.
I know ALL about easy chairs.
And then I sing a song for my friends :
Jesus is my boyfriend !
Jesus is my boyfriend !
You can't have him,
Because Jesus is my boyfriend !
Ringing, ringing, dang it !
Goddamn, mother fuckin' son of a bitchin' ringing !
I walk into the kitchen and I stare blankly
At that shreiking plastic bastard.
Since it keeps ringing, I know it's her.
And since it keeps ringing, she knows it's me.
We are the world.
We are the children.
We are the ones who make a darker day,
So lets start killing.
There's a choice you're making,
We're sparing our own lives.
It's true we make a darker day,
Just you and me.
Parler de l'un, penser à personne
... . Une autre nuit à trop prendre du sirop contre la toux.
Je suis réveillé par le son incessant d'un téléphone.
J'ai encore des rêves collés dans les coins de mes yeux,
Et ma bouche est sèche et a un goût dégueulasse.
Encore, le téléphone qui sonne.
Lentement, je me lève du lit,
Les restes d'une érection
S'accrochent encore à mon short
Comme un invité gênant.
Encore, le téléphone qui sonne.
Prudemment, je file aux toilettes,
Pour ne pas montrer ma virilité aux autres.
Là, je fais les grimaces matinales
Qui semblent toujours précéder ma contribution quotidienne
À l'eau des toilettes autrefois bleue
Que j'adore rendre verte.
Encore, le téléphone qui sonne.
Je secoue deux fois comme la plupart des gens,
Et ça m'énerve ce petit filet
Qui reste toujours,
Ca laissant une petite zone humide
Sur le devant de mon slip.
Je me traîne lentement, langoureusement, paresseusement, follement
Dans le salon
Où mon père fume ses guitares
... . Je veux dire, ses cigares... .
Dans son fauteuil.
Je sais TOUT sur les fauteuils.
Et puis je chante une chanson pour mes amis :
Jésus est mon petit ami !
Jésus est mon petit ami !
Tu ne peux pas l'avoir,
Parce que Jésus est mon petit ami !
Ça sonne, ça sonne, putain !
Putain, ce fils de pute de téléphone qui sonne !
Je marche dans la cuisine et je fixe bêtement
Ce petit bâtard en plastique qui crie.
Comme ça continue de sonner, je sais que c'est elle.
Et comme ça continue de sonner, elle sait que c'est moi.
Nous sommes le monde.
Nous sommes les enfants.
Nous sommes ceux qui rendent un jour plus sombre,
Alors commençons à tuer.
Il y a un choix que tu fais,
Nous épargnons nos propres vies.
C'est vrai, nous rendons un jour plus sombre,
Juste toi et moi.