395px

L'Amour

Massiel

El Amor

El amor es un rayo de luz indirecta
Una gota de paz, una fe que despierta
Un zumbido en el aire, un punto en la niebla
Un perfil, una sombra, una pausa, una espera

El amor es un suave rumor que se acerca
Un timbre a lo lejos, una brisa ligera
Una voz en la calma, un aroma de menta
Un después, un quizá, una vez, una meta

El amor va brotando, entre el aire y el suelo
Y se palpa y se siente y hay quien puede verlo
Y hace que te despiertes y pienses en él
Y te llama despacio, rozando tu piel

El amor te hipnotiza, te hace soñar
Y sueñas y cedes y te dejas llevar
Y te mueve por dentro y te hace ser más
Y te empuja y te puede y te lleva detrás

Y de pronto te alza, te lanza, te quema
Hace luz en tu alma, hace fuego en tus venas
Y te hace gritar al sentir que te quemas
Te disuelve, te evapora, te destruye, te crea

Y te hace viajar, en el filo del tiempo
Remontando los ríos de mil universos
Y te lleva a la gloria y te entrega a la tierra
Y te mira y te ve y piensa y piensa

Y de pronto, el amor es la luz de una llama
Que se empieza a apagar y se va y se apaga
Es la isla pequeña, perdida en la niebla
Una gota, un no sé, una mancha, una mueca

El amor es la hoja caída en la tierra
Un punto en el mar, una bruma que espesa
Un peso en el alma, un sol que se vela
Un porqué, un según, un ya no, una queja

El amor va bajando, peldaño a peldaño
Con las manos cerradas y el paso cansado
Te pregunta quién eres, para hacerte saber
Que apenas te conoce, que qué quieres de él

El amor te hace burla, se ríe de ti
Mientras tú sigues quieto, sin saber qué decir
Y deseas seguirle y decirle que no
Que se quede, que vuelva, que comete un error

Y el amor desbarata tus grandes ideas
Te destroza, te rompe, te parte, te quiebra
Y te hace ser ese que tú no quisieras
Y te empuja a ser malo y te deja hecho mierda

Y te arroja de bruces, al último infierno
Arrancándote el alma, pisándote el cuerpo
Y te ahogas de ansia, de volver a la nada
Y de pronto, se para y te ve y se apiada

L'Amour

L'amour est un rayon de lumière indirecte
Une goutte de paix, une foi qui s'éveille
Un bourdonnement dans l'air, un point dans le brouillard
Un profil, une ombre, une pause, une attente

L'amour est un doux murmure qui s'approche
Une sonorité au loin, une brise légère
Une voix dans le calme, un parfum de menthe
Un après, un peut-être, une fois, un but

L'amour jaillit, entre l'air et le sol
On le touche, on le sent, certains peuvent le voir
Il te réveille et te fait penser à lui
Il t'appelle doucement, frôlant ta peau

L'amour te hypnotise, te fait rêver
Et tu rêves et tu cèdes et tu te laisses porter
Il te bouge de l'intérieur et te fait être plus
Il te pousse et te peut et te traîne derrière

Et soudain il t'élève, te lance, te brûle
Il fait lumière dans ton âme, fait feu dans tes veines
Et te fait crier en sentant que tu brûles
Il te dissout, t'évapore, te détruit, te crée

Et il te fait voyager, sur le fil du temps
Remontant les rivières de mille univers
Il te mène à la gloire et te livre à la terre
Et te regarde et te voit et pense et pense

Et soudain l'amour, c'est la lumière d'une flamme
Qui commence à s'éteindre et s'en va et s'éteint
C'est la petite île perdue dans le brouillard
Une goutte, un je ne sais pas, une tache, une grimace

L'amour est la feuille tombée sur la terre
Un point dans la mer, une brume qui s'épaissit
Un poids dans l'âme, un soleil qui se voile
Un pourquoi, un selon, un plus, une plainte

L'amour descend, marche après marche
Avec les mains fermées et le pas fatigué
Il te demande qui tu es, pour te faire savoir
Qu'il ne te connaît à peine, que veux-tu de lui

L'amour se moque de toi, il rit de toi
Tandis que tu restes là, sans savoir quoi dire
Et tu souhaites le suivre et lui dire non
Qu'il reste, qu'il revienne, qu'il fasse une erreur

Et l'amour détruit tes grandes idées
Il te déchire, te brise, te coupe, te casse
Et il te fait être celui que tu ne voudrais pas
Et il te pousse à être mauvais et te laisse dans la merde

Et il te jette face contre terre, au dernier enfer
Te déchirant l'âme, piétinant ton corps
Et tu suffoques d'angoisse, de revenir à rien
Et soudain, il s'arrête et te voit et a pitié

Escrita por: Pérez Botija