Las Meninas
Los aullidos de los lobos de tu alma
Espantan las palomas de la mía.
Se detienen en el filo de la luna
Y sus sombras son dos pétalos que sangran,
Aún sangran,
- así están las cosas -
Tú copiabas las meninas cuando niña
Y velázquez pecaba de perfecto,
Yo temblaba en la belleza del intento
Todavía tiemblo,
Todavía.., tiemblo.
Mañana sacaré pasajes pero no sé adonde
Mañana sacaré pasajes pero no sé adónde
Mañana sacaré pasajes pero no sé adónde,
Adónde.
En mi habitación la silla de visitas
Apuntando hacia la puerta se marchita,
Porque en vano las goteras son orquesta
Si no se aman los más pobres bajo ella.
Yo en santiago...
Mañana sacaré pasajes pero no sé adónde
Mañana sacaré pasajes pero no sé adónde
Mañana sacaré pasajes pero no sé adónde,
Adónde.
Les Menines
Les hurlements des loups de ton âme
Font fuir les colombes de la mienne.
Ils s'arrêtent au bord de la lune
Et leurs ombres sont deux pétales qui saignent,
Elles saignent encore,
- c'est comme ça -
Tu copiais les meninas quand tu étais petite
Et Velázquez péchait par perfection,
Je tremblais devant la beauté de l'essai
Je tremble encore,
Je tremble encore...
Demain je prendrai des billets mais je ne sais pas où
Demain je prendrai des billets mais je ne sais pas où
Demain je prendrai des billets mais je ne sais pas où,
Où.
Dans ma chambre, la chaise pour les visiteurs
Pointée vers la porte se fane,
Car en vain les gouttières sont une orchestre
Si les plus pauvres ne s'aiment pas sous elle.
Moi à Santiago...
Demain je prendrai des billets mais je ne sais pas où
Demain je prendrai des billets mais je ne sais pas où
Demain je prendrai des billets mais je ne sais pas où,
Où.