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Lève le Drapeau

Mercedes Sosa

Alcen La Bandera

¡Ay! Que tu tiempo se acerca,
¡Ay! Sudamérica mía.

Que tu tiempo se acerca,
Sudamérica mía
con fronteras de flores
y fusiles de mentira.

Que ya está la alborada
despertando tus sueños
y se aclara lo oscuro,
en el canto de mi pueblo.

Sudamérica mía,
doncellita robada,
quién te dio tu hermosura,
quién te tiene tan amarga.

Si la muerte me lleva,
no ha de ser para siempre
yo revivo en mis coplas
para ustedes, para ustedes.

Díganlo como yo,
alcen la bandera y conquistemos hoy la liberación.
Ándale paisano y conquistemos
ya la liberación, hoy la liberación.
Díganlo como yo: ¡ya la liberación!

¡Ay! Que se huelen los días,
¡Ay! que maduran los aires.

Que se huelen los días,
que maduran los aires
y las vísperas llenas
de guitarras militantes.

¡Ay! el tiempo bonito,
yo lo llamo justicia
con la gente que quiero
recobrando la sonrisa.

Lève le Drapeau

¡Ay! Que ton heure approche,
¡Ay! Amérique du Sud, ma belle.

Que ton heure approche,
Amérique du Sud, ma belle,
avec des frontières de fleurs
et des fusils de mensonge.

Car l'aube est là
réveillant tes rêves
et l'obscurité s'éclaircit,
dans le chant de mon peuple.

Amérique du Sud, ma belle,
jeune fille enlevée,
qui t'a donné ta beauté,
qui te garde si amère.

Si la mort m'emporte,
ce ne sera pas pour toujours,
je renais dans mes chants
pour vous, pour vous.

Dites-le comme moi,
lève le drapeau et conquérons aujourd'hui la libération.
Allez, compatriote, et conquérons
déjà la libération, aujourd'hui la libération.
Dites-le comme moi : ¡déjà la libération !

¡Ay! Que les jours se sentent,
¡Ay! que les airs mûrissent.

Que les jours se sentent,
que les airs mûrissent
et les veillées pleines
de guitares militantes.

¡Ay! le temps est beau,
je l'appelle justice
avec les gens que j'aime
récupérant le sourire.

Escrita por: Ariel Ramírez, Félix Luna