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Petit Fado

Monica Molina

Pequeño Fado

Sucedió que en mi frío,
Arribaste a mi puerta;
Y en mi corazón de estío,
Encontraste el calor.

Te dejé en mi costado,
De mujer a tu vera;
Y mientras la noche afuera,
Disfrazaba el temor.

"que sencillo es quererte"
Me decías bajito;
Y tu boca me buscaba,
Escondites bajo el sol.

Y quisiste quedarte,
Y quemarte en mi hoguera;
Me desesperó la espera, amor,
Y se hizo hielo la pasión.

Dime si aún me recuerdas,
En tus naufragios,
De sangre y sal.
Dime si no te muerde la soledad.

Sucedió que una noche,
De alacranes y estrellas;
Me regalaste tu huella,
Y con ella el adiós.

Me dejaste palabras,
Risas, versos y heridas;
Y ese sabor en mi vida,
Que es el sabor del dolor.

Dime si me recuerdas,
En tus naufragios;
De sangre y sal.
Dime si no te muerde la soledad.

Sucedió que una tarde,
De palomas ya muertas;
Apareciste en mi huerta,
Ya cansado de soñar.

Y en mis brazos de hoguera,
Declinaron tus ojos;
Y tu sombra y mi sombra, amor,
Se adentraron en el mar.

Y tu sombra y mi sombra, amor;
Y tu sombra y mi sombra,
Se perdieron en el mar.

Petit Fado

Il s'est passé qu'un jour,
Tu es arrivé à ma porte ;
Et dans mon cœur d'été,
Tu as trouvé la chaleur.

Je t'ai laissé à mes côtés,
Femme à tes côtés ;
Et pendant que la nuit dehors,
Déguisait la peur.

"Comme c'est simple de t'aimer"
Tu me disais tout bas ;
Et ta bouche me cherchait,
Des cachettes sous le soleil.

Et tu as voulu rester,
Et te brûler dans mon feu ;
L'attente m'a désespéré, mon amour,
Et la passion est devenue glace.

Dis-moi si tu te souviens encore de moi,
Dans tes naufrages,
De sang et de sel.
Dis-moi si la solitude ne te ronge pas.

Il s'est passé qu'une nuit,
De scorpions et d'étoiles ;
Tu m'as offert ton empreinte,
Et avec elle, l'adieu.

Tu m'as laissé des mots,
Des rires, des vers et des blessures ;
Et ce goût dans ma vie,
Qui est le goût de la douleur.

Dis-moi si tu te souviens de moi,
Dans tes naufrages ;
De sang et de sel.
Dis-moi si la solitude ne te ronge pas.

Il s'est passé qu'un après-midi,
De colombes déjà mortes ;
Tu es apparue dans mon jardin,
Déjà fatigué de rêver.

Et dans mes bras de feu,
Tes yeux se sont éteints ;
Et ton ombre et mon ombre, mon amour,
Se sont enfoncées dans la mer.

Et ton ombre et mon ombre, mon amour ;
Et ton ombre et mon ombre,
Se sont perdues dans la mer.

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