395px

Verbe

Nach

Verbo

Al principio fue la palabra
Esa energía que guía tu voz si hablas
Igual que un arma que se activa entre tus labios
Alejándote del lodo y de ese ahogo solitario

Somos puzzles incompletos
Esqueletos vagando histéricos
Mientras nuestro silencio se expande y hiere
Así el afecto muere triste y famélico

Viendo que nada cambia
Que la rabia duerme tras la tráquea
Siempre anclada en ese miedo que provoca arcadas
Pensando tanto diciendo nada

Sintiendo cada mirada minada por la costumbre
Seca con la escasez por la sed de deseos que no se cumplen
Abre tu conciencia y mira en las paredes
Dirán que puedes ser tú mismo sin fijarte en otros seres

Y ser viento entre desiertos de cemento
Sabiendo que quien te rodea ya no te moldea
Haciendo que todos crean
Cuando vean que luchas por lo que quieres

Tú dices, tú haces, tú creces
Tú sientes porque eres verbo

La prueba de que existes con un grito eterno
La voz que nace y te hace atravesar el tiempo
La esencia que te diferencia y te hace brillar
El arma que une metas y recuerdos... Verbo

Demasiado cielo para tan pocas alas
Demasiado tiempo a solas
Demasiadas balas para esquivarlas todas

Demasiada oscuridad para moverte
Demasiada vida, para echar las suertes con la muerte
Por eso actúa y convierte en cierto lo imposible
Te atan acontecimientos, pero el pensamiento es libre

Capaz de liquidar al lado oscuro que te absorbe
Ese enorme ser deforme que habita entre el caos y el orden
Que marchita tu interior y lo revuelve
Entre marmitas de sigilos donde sentimientos hierven

No más silencio si nos queman
No más ojos hacia el suelo que envenenan
No más penas de aguas negras en tus venas
Que ciegan cada mañana

Tú hablas, tú buscas, tú amas, tú ganas
Porque tú te llamas verbo

Sé tú el cambio que quieres ver en el mundo
Sé ese rayo que cayó y que retumbó en lo más profundo
Juntos tú y tu voz como una luz incandescente
Juntos tú y tu voz cuando nadie te defiende

Cuando el resto no comprende que eres especial
Y que no caes en la espiral superficial que arrastra a otros
¿Cuál de aquellos rostros no echará a perder su vida?
Gírate y mira, tantos se ahogan y no respiran

Oscilan en precipicios de edificios, ven
Que la inercia y el vicio les dejó tan lejos del Edén
Pero ¿Quién tiene la fórmula y desata
La trémula red de esa tarántula de la que nadie escapa?

Así que saca de una vez por todas tu pasión, tu furia
Pasa a la acción arrinconando a la penuria
Y recuerda que cada emoción muere cuando se esconde
Tú luchas, tú vuelas, tú sabes, tú puedes

Tu nombre es la prueba de que existes con un grito eterno
La voz que nace y te hace atravesar el tiempo
La esencia que te diferencia y te hace brillar
El arma que une metas y recuerdos

Tú tienes el más grande poder que nos fue dado
La palabra que libera afectos encadenados
El don de poder ser alguien lejos de un silencio enfermo
Que te atrapa para hacer de ti su siervo

Atrévete a cambiar tu mundo

Verbe

Au début, il y avait le mot
Cette énergie qui guide ta voix quand tu parles
Comme une arme qui s'active entre tes lèvres
Te tirant de la boue et de ce souffle solitaire

Nous sommes des puzzles incomplets
Des squelettes errants, hystériques
Tandis que notre silence s'étend et blesse
Ainsi l'affection meurt, triste et famélique

Voyant que rien ne change
Que la rage dort derrière la trachée
Toujours ancrée dans cette peur qui provoque des haut-le-cœur
Pensant tant, disant rien

Ressentant chaque regard miné par l'habitude
Sec comme la sécheresse, assoiffé de désirs non réalisés
Ouvre ta conscience et regarde sur les murs
Ils diront que tu peux être toi-même sans te soucier des autres

Et être vent entre des déserts de béton
Sachant que ceux qui t'entourent ne te façonnent plus
Faisant croire à tous
Quand ils voient que tu te bats pour ce que tu veux

Tu dis, tu fais, tu grandis
Tu ressens parce que tu es verbe

La preuve que tu existes avec un cri éternel
La voix qui naît et te fait traverser le temps
L'essence qui te différencie et te fait briller
L'arme qui unit objectifs et souvenirs... Verbe

Trop de ciel pour si peu d'ailes
Trop de temps seul
Trop de balles à esquiver toutes

Trop d'obscurité pour bouger
Trop de vie pour jouer avec la mort
C'est pourquoi agis et rends l'impossible réel
Des événements te lient, mais la pensée est libre

Capable d'anéantir le côté obscur qui t'absorbe
Cet énorme être déformé qui vit entre le chaos et l'ordre
Qui flétrit ton intérieur et le bouleverse
Entre des chaudrons de secrets où les sentiments bouillonnent

Plus de silence si on nous brûle
Plus de regards vers le sol qui empoisonnent
Plus de peines d'eaux noires dans tes veines
Qui aveuglent chaque matin

Tu parles, tu cherches, tu aimes, tu gagnes
Parce que tu t'appelles verbe

Sois le changement que tu veux voir dans le monde
Sois ce rayon qui est tombé et a résonné au plus profond
Ensemble, toi et ta voix comme une lumière incandescente
Ensemble, toi et ta voix quand personne ne te défend

Quand les autres ne comprennent pas que tu es spécial
Et que tu ne tombes pas dans la spirale superficielle qui entraîne les autres
Lequel de ces visages ne gâchera pas sa vie ?
Tourne-toi et regarde, tant se noient et ne respirent pas

Oscillant au bord des précipices des immeubles, viens
Que l'inertie et le vice les ont laissés si loin de l'Éden
Mais qui a la formule et délie
Le tremblant filet de cette tarentule dont personne ne s'échappe ?

Alors sors enfin ta passion, ta fureur
Passe à l'action en coinçant la misère
Et souviens-toi que chaque émotion meurt quand elle se cache
Tu luttes, tu voles, tu sais, tu peux

Ton nom est la preuve que tu existes avec un cri éternel
La voix qui naît et te fait traverser le temps
L'essence qui te différencie et te fait briller
L'arme qui unit objectifs et souvenirs

Tu as le plus grand pouvoir qui nous a été donné
Le mot qui libère des affects enchaînés
Le don de pouvoir être quelqu'un loin d'un silence malade
Qui t'attrape pour faire de toi son serviteur

Ose changer ton monde