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État d'esprit de N.Y. - Pt. II

Nas

N.Y. state of mind - Pt. II

Uhh
Yo, yo-yo, y'all
Whattup? Whattup
It's time man (Word, it's time?)
Straight up, it's time man
Aight, set that shit off
(Set it off then nigga, set it off)

Broken glass in the hallway, bloodstained floors
Neighbors, look at every bag you bring through your doors
Lock the top lock, momma shoulda cuffed me to the radiator
Why not? It might've saved later from my block
N.Y. cops, hookers crawlin off the stroll, coughin
stitches in they head, stinkin and I dread thinkin they be snitchin
But who else, could it be, shook at these, unmarked vans
Parked in the dark -- NARC's, where's your heart?
Hustlers starve; they bust a U-e I jog
to my building -- come out later wearin camouflage
See the sergeant and the captain -- strangle men
Niggaz gaspin for air; til they move no more and just stare
with dead eyes -- tired of riots, shit is quiet
Simple-minded fools infiltrate grimy crews
Overcrowded cribs, uncles home from bids, sister's pregnant
father's on drugs, moms is smokin, beds is piss-infested
Had eight partners growin up, eight turned to seven
Seven turned to six niggaz, got two in heaven
Six of us, holdin it, now it's five rollin thick
The sixth one's parole flipped; five niggaz, went to fo' quick
when he went O.T., college life, converted into gangbangin
Four niggaz still hangin, years passed and slang changin
Three of us now, fourth nigga ain't around
We all thought he was real -- he did the snake shit
Fake shit -- beat his ass down, yo his mouth
could've got us all wasted, what a fuckin clown
All I got left in the end is two of my best friends
And we all goin out, to the death for these ends, WHAT?

New York, New York ("New York state of mind"
New York, New York ("New York state of mind"

You heard about it, you see about it
You read about it, it's in your papers
It's in your daily news ("Get money!")
New York chronicles, every day
The crime rate, the murder rate
The money rate, the paper chase, youknowhatImean?
New York state of mind baby, check it out

I'm at the, gamblin spot, my hands on a knot
New York Yankee cap cover my eyes, stand in one spot
I take a nigga dough, send him home, to a shoebox
You lost that nigga I put your dollar in the jukebox
Hear my favorite song, all these niggaz sing along
All the ciggarette smoke's cloggin my lungs, hoodrats flashin they tongue
Young thugs blastin they gun, we got reputations
Bitches and niggaz both on parole or probation
Shit is sick, niggaz got gats, army fatigues
I got my eyes glued on, whoever walk in the lead
Cause I ain't playin, niggaz'll run up in here and shoot up this shit
Stick yo' ass up, niggaz'll find the loot in your kicks
Bunch of triple-cross niggaz, just New York niggaz
Lift you off your feet when they was just talkin with you
Some of these dudes the Feds be on em, you knew em for years
Be the type when you walk in a pub, they offer you beers
That ain't gangsta, niggaz is up North with tatted tears
Your name's on the affadavit, you ratted kid
Faggot-ass niggaz that be scared to do they bids
Fuck you, we run you out of N.Y, you can't live
Got your quiet niggaz, that relocated down South
comin back to floss, then you got the jealous loudmouths
All of a sudden we got Crips and Bloods, D.T.'s
runnin round quick to split your mug, it's ea-sy to score
but it's hard to get the shit off
Niggaz fightin over hundred sales, jump in the car and drive off
When the fiend come around the block, happy as hell
Niggaz, mad cause they ain't get a piece of that sale
Cutthroat connivers, universal, ghetto survivors
Go to any hood that's live and make it liver
A lot of niggaz scheamin, some real, some niggaz frontin
But I'm a big dreamer, so watch me come up with somethin

New York, New York
New York, New York

État d'esprit de N.Y. - Pt. II

Uhh
Yo, yo-yo, vous tous
Quoi de neuf ? Quoi de neuf
C'est l'heure mec (Vraiment, c'est l'heure ?)
Direct, c'est l'heure mec
Ok, lance ça
(Lance-le alors, enfoiré, lance-le)

Du verre brisé dans le couloir, des sols ensanglantés
Les voisins, regardent chaque sac que tu fais passer chez toi
Verrouille la serrure du haut, maman aurait dû me menotter au radiateur
Pourquoi pas ? Ça aurait peut-être sauvé plus tard de mon quartier
Flics de N.Y., putes qui rampent hors du trottoir, toussent
Des points de suture dans la tête, puent et je crains de penser qu'elles balancent
Mais qui d'autre, ça pourrait être, flippé par ces fourgons non marqués
Garés dans l'ombre -- NARC, où est ton cœur ?
Les dealers crèvent de faim ; ils font demi-tour, je trottine
vers mon immeuble -- je sors plus tard en camouflage
Je vois le sergent et le capitaine -- étranglent des mecs
Des enfoirés haletants ; jusqu'à ce qu'ils ne bougent plus et fixent
avec des yeux morts -- fatigués des émeutes, c'est calme
Des imbéciles simples infiltrent des crews crasseux
Des taudis surpeuplés, des oncles de retour de prison, la sœur est enceinte
le père est sous drogue, maman fume, les lits sont infestés d'urine
J'avais huit potes en grandissant, huit sont devenus sept
Sept sont devenus six enfoirés, j'en ai deux au paradis
Six d'entre nous, on tient le coup, maintenant c'est cinq qui roulent épais
Le sixième a vu sa libération conditionnelle annulée ; cinq enfoirés, sont partis trop vite
quand il est parti O.T., la vie universitaire, transformée en gang
Quatre enfoirés traînent encore, les années passent et l'argot change
Trois d'entre nous maintenant, le quatrième enfoiré n'est plus là
On pensait tous qu'il était vrai -- il a fait le coup de la traîtrise
Des conneries -- on lui a mis une raclée, yo sa bouche
aurait pu nous foutre tous en l'air, quel putain de clown
Tout ce qu'il me reste à la fin, c'est deux de mes meilleurs amis
Et on va tous y aller, jusqu'à la mort pour ces thunes, QUOI ?

New York, New York ("État d'esprit de New York"
New York, New York ("État d'esprit de New York"

T'as entendu parler, tu vois ça
Tu lis ça, c'est dans tes journaux
C'est dans tes nouvelles quotidiennes ("Gagne de l'argent !")
Chroniques de New York, chaque jour
Le taux de criminalité, le taux de meurtres
Le taux d'argent, la chasse au fric, tu vois ce que je veux dire ?
État d'esprit de New York bébé, check ça

Je suis au, spot de jeu, mes mains sur un paquet
Casquette des Yankees de New York couvrant mes yeux, je reste au même endroit
Je prends le fric d'un enfoiré, l'envoie chez lui, dans une boîte à chaussures
T'as perdu ce enfoiré, j'ai mis ton dollar dans le jukebox
J'entends ma chanson préférée, tous ces enfoirés chantent en chœur
Toute la fumée de cigarette obstrue mes poumons, des gosses du quartier montrent leur langue
Des jeunes voyous tirent avec leur arme, on a des réputations
Des putes et des enfoirés tous en libération conditionnelle ou en probation
C'est dégueulasse, des enfoirés ont des flingues, des treillis militaires
J'ai les yeux rivés sur, quiconque entre en premier
Parce que je ne rigole pas, des enfoirés vont débarquer ici et tirer dans le tas
Te braquer, des enfoirés vont trouver le butin dans tes pompes
Une bande d'enfoirés traîtres, juste des enfoirés de New York
Te soulèvent quand ils parlaient juste avec toi
Certains de ces mecs, les flics les surveillent, tu les connais depuis des années
C'est le genre quand tu rentres dans un bar, ils t'offrent des bières
Ça, c'est pas gangsta, des enfoirés sont au Nord avec des larmes tatouées
Ton nom est sur l'affidavit, t'as balancé, gamin
Des enfoirés de pédés qui ont peur de faire leur temps
Va te faire foutre, on te chasse de N.Y, tu peux pas vivre
T'as des enfoirés discrets, qui se sont déplacés vers le Sud
revenant pour frimer, puis t'as les jaloux qui parlent trop
Tout à coup, on a des Crips et des Bloods, des D.T.
qui courent vite pour te défoncer, c'est facile de marquer
mais c'est dur de se débarrasser de la merde
Des enfoirés se battent pour des ventes de cent, sautent dans la voiture et s'en vont
Quand le client arrive au coin de la rue, heureux comme tout
Des enfoirés, en colère parce qu'ils n'ont pas eu un morceau de cette vente
Des manipulateurs sans scrupules, universels, survivants de ghetto
Vas dans n'importe quel quartier qui bouge et fais-le vivre
Beaucoup d'enfoirés complotent, certains réels, certains font semblant
Mais je suis un grand rêveur, alors regarde-moi sortir quelque chose

New York, New York
New York, New York

Escrita por: Chris E. Martin / Nas