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Jours Gris

Nyno Vargas

Días Grises

Siempre supe que existían los días grises
Que después de las herida quedan cicatrices
Al igual que existen malos hay días felices
Y que la vida te golpea y no es que ella te avise

He visto madres llorar, he visto padres sufrir
He visto al pueblo quebrarse por no saber donde ir
El no saber qué hacer mientras clamaban ayuda
Pero fuimos traicionados como su día lo hizo Judas

La ayuda no llegaba mientras los días pasaban
Cadáveres por la calle mientras los niños lloraban
Madres pasando fatiga, padres rotos por la ruina
Gente mayor desolada con delincuencia en la esquina

Nos caímos y lloramos, junto nos levantamos
Y aprendimos de la vida, a compartir como hermanos
Y aunque muchos se aprovecharon, robaron y saquearon
Siempre quedó gente buena que opacaba lo malo

Valencia no tiene miedo, mi pueblo no se hunde
Tiene un corazón que no hay nadie que lo derrumbe
Con la vista al frente siempre firme unido en una sola voz
Y hasta el cojo que no caminaba se levantó

Somos el brillo que no se opaca, el fuego que no se consume
La fe que nunca se acaba luchando de lune' a lune'
Somos el Sol que calienta, el alma que a todos nos une
Somos pregunta y respuesta, la luz al final del túnel

Aquí estaré
En el mismo barrio, en la misma esquina donde me crie
Luchando por los míos, lo bueno y lo malo, aquí seguiré
Hoy mi pueblo grita a voces levántate
Ay, levántate

Jours Gris

J'ai toujours su qu'il y avait des jours gris
Que après les blessures, il reste des cicatrices
Tout comme il y a des mauvais, il y a des jours heureux
Et que la vie te frappe sans te prévenir

J'ai vu des mères pleurer, j'ai vu des pères souffrir
J'ai vu le peuple se briser, ne sachant où aller
Ne pas savoir quoi faire pendant qu'ils criaient à l'aide
Mais nous avons été trahis comme Judas l'a fait un jour

L'aide n'arrivait pas pendant que les jours passaient
Des cadavres dans la rue pendant que les enfants pleuraient
Des mères épuisées, des pères brisés par la ruine
Des personnes âgées désolées avec la délinquance au coin

On est tombés et on a pleuré, ensemble on s'est relevés
Et on a appris de la vie, à partager comme des frères
Et même si beaucoup en ont profité, volé et pillé
Il est toujours resté des gens bien qui éclipseraient le mal

Valence n'a pas peur, mon peuple ne sombre pas
Il a un cœur que personne ne peut détruire
Avec le regard en avant, toujours unis d'une seule voix
Et même le boiteux qui ne marchait pas s'est levé

Nous sommes l'éclat qui ne s'éteint pas, le feu qui ne s'épuise pas
La foi qui ne s'arrête jamais, luttant de lune en lune
Nous sommes le soleil qui réchauffe, l'âme qui nous unit tous
Nous sommes la question et la réponse, la lumière au bout du tunnel

Ici je resterai
Dans le même quartier, au même coin où j'ai grandi
Luttant pour les miens, le bon et le mauvais, ici je resterai
Aujourd'hui mon peuple crie à pleine voix, lève-toi
Oh, lève-toi