Distinto
Un día me dijeron que cada uno es como es
Y aunque intentes no puedes cambiarlo
No hay solución
Que si naces sin dinero
Mueres sin dinero
Que si te enganchas a los porros no sales del barrio
Qué coño está pasando
Por mi zona hay demasiados líos
Los compadres más comíos y el triple de serios
Reales pero conflictivos
Sufrimos
La vida que llevamos pero no la que elegimos
Un día me dijiste que era duro como piedra
Fuerte y con cojones
Que yo no iba a llorar nunca
Lo ilógico no es que lo hiciera
Ni que lo nuestro se rompiera
Es que tuvieses tú la culpa
Me colapsan los recuerdos
Los malos ratos, los buenos
Los besos, los llantos, los celos
Las ganas de llevarte al cielo
Eres la única que follndome
Me hizo sentir movidas en el pecho
No te fíes si sonrío todo el rato
Que no te extrañe que por dentro esté to' roto
Perdona si cuando me enfado, grito
O si cuando la lío te preocupo
Ya sabes que en el fondo no soy tan capullo
Recuerdo cicatrices del ayer
Hoy no me rayes
Si pocas veces me sale algo bien
Tú y yo como imanes
Diferentes pero iguales
Tú me enseñaste a sonreír aún sin tener razones
Pensando en el ayer
Melancolías
Recuerdos tristes
El día está gris
Y eso no ayuda
¿Te acuerdas?
Castigo si la lías
Las movidas
Las idas
Las venidas
Historias varias
Recuerdo decir no probaré los porros en la vida
Pisar comisaría ni siquiera lo pensaba
Una bici pinchada y poco más me queda
Curtidos desde niños
Nunca nos dieron nada
Ya somos mayores hermano
No llores ni una gota
Que mientras hago la comida el Rodri lava la ropa
Los que menos tenemos
Hacemos magia con poco
Déjame demostrárselo a esos idiotas
Dile a esos guardias que empiecen a pratullar
Y dejen de pillar de gratis haciendo que nos registran
Bájate y diles a mis chavales del local
Que dejen de ponerse coca
Y de chupar cristal
Robar, trapichear
No se lo digas a papá
Tú dile que le quiero y que su hijo va a triunfar
Dile
Que la suerte no existe
Que eso es pa' débiles
Que lo imposible es lo posible pa' cobardes
Que todas estas ostias de la vida son pa' que me curtan
Diles a los que no creen en mí, que no me importa
Dile al abuelito que me mande alguna carta
Que no me llame desde el cielo que se corta (corta)
Dile a Patri que quería dos hijos con sus ojos
Que se puede estar unido estando lejos
Que no se extrañe si le digo que la extraño
Que no la engañen coño que mató al que le haga daño
Que me busquen otra vida y en sus sueños que recuerden
To' lo que vivimos en un año de pequeños que las cosas que importan jamás perderán su brillo
Que se acuerde de mí cuando le ponga otro el anillo
Différent
Un jour on m'a dit que chacun est comme il est
Et même si tu essaies, tu peux pas changer ça
Y'a pas de solution
Que si tu naît sans fric
Tu crèves sans fric
Que si tu te mets aux joints, tu sors pas du quartier
C'est quoi ce bordel qui se passe
Dans mon coin y'a trop de soucis
Les potes sont plus sérieux et bien plus en galère
Réels mais conflictuels
On souffre
La vie qu'on mène mais pas celle qu'on a choisie
Un jour tu m'as dit que j'étais dur comme la pierre
Fort et avec des couilles
Que jamais je pleurerais
Ce qui est illogique c'est pas que je l'ai fait
Ni que notre histoire se soit brisée
C'est que tu aies eu la faute
Les souvenirs me submergent
Les mauvais moments, les bons
Les baisers, les pleurs, la jalousie
L'envie de t'emmener au ciel
T'es la seule qui en me baisant
M'a fait sentir des trucs dans le cœur
Ne te fie pas si je souris tout le temps
Ne sois pas surprise si à l'intérieur je suis tout cassé
Désolé si quand je m'énerve, je crie
Ou si quand je fais des conneries, ça te préoccupe
Tu sais que au fond je suis pas si con
Je me rappelle des cicatrices d'hier
Aujourd'hui ne me saoule pas
Si rarement je fais quelque chose de bien
Toi et moi comme des aimants
Différents mais pareils
Tu m'as appris à sourire même sans raison
Pensant à hier
Mélancolie
Souvenirs tristes
Le jour est gris
Et ça n'aide pas
Tu te souviens ?
Punition si tu fais des conneries
Les histoires
Les allées
Les venues
Histoires diverses
Je me rappelle avoir dit que je ne toucherais jamais aux joints
Mettre les pieds au commissariat, même pas y penser
Un vélo crevé et pas grand-chose me reste
Endurcis depuis gamins
On nous a jamais rien donné
On est grands maintenant, frère
Ne pleure pas une goutte
Pendant que je fais à manger, Rodri fait la lessive
Ceux qui ont le moins
Font de la magie avec peu
Laisse-moi le prouver à ces idiots
Dis à ces flics de commencer à patrouiller
Et de laisser tomber les contrôles gratuits en faisant semblant de nous fouiller
Descends et dis à mes gars du local
De laisser tomber la coke
Et de ne pas toucher au cristal
Voler, dealer
Ne le dis pas à papa
Dis-lui que je l'aime et que son fils va réussir
Dis-lui
Que la chance n'existe pas
Que c'est pour les faibles
Que l'impossible est possible pour les lâches
Que toutes ces merdes de la vie sont là pour me forger
Dis à ceux qui ne croient pas en moi, que ça m'importe peu
Dis au grand-père de m'envoyer une lettre
Qu'il ne m'appelle pas du ciel, ça coupe (coupe)
Dis à Patri que je voulais deux enfants avec ses yeux
Qu'on peut être unis même de loin
Qu'elle ne soit pas surprise si je lui dis qu'elle me manque
Qu'on ne l'escroque pas, putain, qu'elle a tué celui qui lui fera du mal
Qu'ils me cherchent une autre vie et dans leurs rêves qu'ils se rappellent
Tout ce qu'on a vécu en un an quand on était petits, que les choses qui comptent ne perdront jamais leur éclat
Qu'elle se souvienne de moi quand un autre lui mettra une bague.