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Sentence (feat. Ricardo Medina)

Osvaldo Pugliese

Sentencia (part. Ricardo Medina)

Yo nací señor juez
En el suburbio
Suburbio triste
De la enorme pena

En el fango social
Donde una noche
Asentara mi rancho
La miseria

De muchacho, nomás
Hurge en el cieno
Donde van a podrirse
Las grandezas

Hay que ver señor juez
Como se vive
Para después saber
Como se pena

Un farol en una calle
Tristemente desolada
Pone con su luz de foco
Su motivo del dolor

El cariño de mi madre
Mi viejecita sagrada
Que por santa merecía
Señor juez ser venerada
Por la calle de mi vida
Fue como luz de farol

Y pensé en aquel instante
Cuando oí que aquel malvado
Escupió sobre sus canas
El concepto bajo y cruel

Hombre a hombre
Sin ventaja
Por el despecho segado
Por mi cariño de hijo
Por mi cariño sagrado
Sin pensar loco de rabia
Como a un hombre lo maté

Olvide usted un momento
Sus deberes
Y dejé hablar
A la voz de la conciencia

Y después como hombre
Y como hijo
Deme los años de presidio
Que usted quiera

Ah si va a condenarme
Por las leyes
Aquí estoy pa' guantarme
La sentencia

Pero cuando
Oiga hablar de su viejita
Es muy fácil señor juez
Que se arrepienta

Sentence (feat. Ricardo Medina)

Je suis né, monsieur le juge
Dans la banlieue
Banlieue triste
De la grande peine

Dans le marécage social
Où une nuit
J'ai planté ma cabane
La misère

Quand j'étais gamin, juste
Je traînais dans le bourbier
Où vont pourrir
Les grandeurs

Il faut voir, monsieur le juge
Comment on vit
Pour ensuite savoir
Comment on souffre

Un lampadaire dans une rue
Tristement désolée
Éclaire avec sa lumière
Son motif de douleur

L'amour de ma mère
Ma vieille sacrée
Qui méritait d'être vénérée
Monsieur le juge, comme une sainte
Dans la rue de ma vie
Elle était comme la lumière d'un lampadaire

Et j'ai pensé à cet instant
Quand j'ai entendu ce malotru
Cracher sur ses cheveux blancs
Le concept bas et cruel

Homme à homme
Sans avantage
Par le dépit aveugle
De mon amour de fils
De mon amour sacré
Sans réfléchir, fou de rage
Comme j'ai tué un homme

Oubliez un moment
Vos devoirs
Et laissez parler
La voix de la conscience

Et ensuite, comme un homme
Et comme un fils
Donnez-moi les années de prison
Que vous voudrez

Ah si vous allez me condamner
Pour les lois
Me voilà prêt à encaisser
La sentence

Mais quand vous
Entendrez parler de votre vieille
C'est très facile, monsieur le juge
Que vous vous repentiez

Escrita por: Esteban Celedonio Flores