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Vêtue de Baisers

Pastora Soler

Vestida de Besos

Voy a ordenarme los trozos
Y a pegarme los pedazos que dejaste atrás de ti,
Voy a sentirme ya entera a recordar lo que era
A respirar y a vivir,
Tirar abajo el armario y a vestirme de pecado,
A maquillarme las heridas,
Voy a pintar de besos mis labios
Y a olvidar la cicatriz.

Respirabas a mi lado y sentía el aire helado
De quien se niega a vivir,
Hombre que marchita rosas
Simplemente si las toca porque no sabe sentir,
Ahora que el tiempo te enfrenta a esta mujer
Que despierta quiere verte sonreír,
Con esa sonrisa muerta que tanto me hizo sufrir.

Tú, yo y después punto final,
Tú nublaste esta historia y yo la quiero acabar aquí,
Sí, tú, puedes hoy brindar por mi,
Por los besos que me esperan ya sin ti.

Ni la tierra prometida,
Ni el edén de la alegría yo buscaba junto a ti,
No te miento, te quería,
Intenté inventar mi vida pero se cruzó el dolor,
No me lamo las heridas, sabes que todo se olvida
Y hoy quién va a olvidar soy yo,
Y yo al menos no me engaño fuiste solo un escalón.

Tú, yo y después...

No me siento generosa, te mereces cada cosa
Que yo te llegue a gritar,
Traga en seco esta agonía que me cobro cada día
En los que no pude soñar.

Vêtue de Baisers

Je vais rassembler les morceaux
Et recoller les morceaux que tu as laissés derrière toi,
Je vais me sentir entière en me rappelant ce que c'était
À respirer et à vivre,
Faire tomber le placard et me vêtir de péché,
À maquiller mes blessures,
Je vais peindre mes lèvres de baisers
Et oublier la cicatrice.

Tu respirais à mes côtés et je sentais l'air glacial
De celui qui refuse de vivre,
Homme qui fait faner les roses
Rien qu'en les touchant parce qu'il ne sait pas ressentir,
Maintenant que le temps te confronte à cette femme
Qui se réveille et veut te voir sourire,
Avec ce sourire mort qui m'a tant fait souffrir.

Toi, moi et ensuite point final,
Tu as assombri cette histoire et je veux la finir ici,
Oui, toi, tu peux aujourd'hui porter un toast pour moi,
Pour les baisers qui m'attendent déjà sans toi.

Ni la terre promise,
Ni l'Éden de la joie que je cherchais à tes côtés,
Je ne te mens pas, je t'aimais,
J'ai essayé d'inventer ma vie mais la douleur s'est interposée,
Je ne me lèche pas les blessures, tu sais que tout s'oublie
Et aujourd'hui, celui qui va oublier, c'est moi,
Et moi, au moins, je ne me trompe pas, tu n'étais qu'une marche.

Toi, moi et ensuite...

Je ne me sens pas généreuse, tu mérites chaque chose
Que je t'ai pu crier,
Avales à sec cette agonie qui me coûte chaque jour
Dans ceux où je n'ai pas pu rêver.