América Novia Mía
(Canción XII de "El sueño americano".)
(Canta Patricio Manns con Voces Andinas*)
Morena América mía: litoral,
el viento peina tu pelo de cristal,
tu pecho de tierra oscura, mineral,
ondula en el canto de oro del trigal.
América novia mía: tómame,
entre tus brazos mulatos cíñeme,
en la boca tus dulzores viérteme,
y el pecho de resplandores lléname.
América novia mía: este cantar
despierta el canto del pueblo en voz de mar,
la libertad ha salido a navegar,
es hora de combatir y caminar.
Morena América mía: con pasión
la sangre cubrió de flores el cañón,
la hiedra del mal saltó a tu corazón,
la selva vuelve a latir en la canción.
Morena América mía: no hay dolor
al cual el hombre no aplaste triunfador.
Es duro el camino del libertador,
es largo el regreso del conquistador.
América novia mía: con afán
los dulces días antiguos volverán,
los rayos del alba un beso te darán,
las noches del forastero llegarán.
*Voces Andinas: Jaime Garat, José Ortega, Rolando Jaque y Víctor Ibarra
Amérique, ma fiancée
(Chanson XII de "Le rêve américain".)
(Chante Patricio Manns avec les Voix Andines*)
Ma belle Amérique : littoral,
le vent coiffe tes cheveux de cristal,
tu poitrine de terre sombre, minérale,
ondule au chant d'or du blé dans le champ.
Amérique, ma fiancée : prends-moi,
dans tes bras mulâtres, enlace-moi,
dans ta bouche, tes douceurs, verse-moi,
et ta poitrine de lumières, remplis-moi.
Amérique, ma fiancée : ce chant
réveille la voix du peuple, chant de mer,
la liberté est sortie pour naviguer,
il est temps de lutter et d'avancer.
Ma belle Amérique : avec passion
le sang a couvert de fleurs le canon,
la lierre du mal a sauté à ton cœur,
la jungle recommence à battre en chanson.
Ma belle Amérique : il n'y a pas de douleur
que l'homme ne puisse écraser, vainqueur.
Le chemin du libérateur est dur,
le retour du conquérant est long.
Amérique, ma fiancée : avec ardeur
les doux jours d'antan reviendront,
les rayons de l'aube te donneront un baiser,
les nuits de l'étranger arriveront.
*Voix Andines : Jaime Garat, José Ortega, Rolando Jaque et Víctor Ibarra