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Pedro Guerra

Lazos

Estabas sola, pero tranquila,
cuando te dijo "qué linda estás"
y fue una ráfaga de la vida,
fue una ventana en la oscuridad

y susurrado como en los cuentos
aprovechó tu debilidad,
llovió la lluvia en los cauces secos
y puso un beso en tu soledad.

Como una flor jamás presentida
se hizo el guardián de tu intimidad,
en los balcones ropa tendida
y afuera el ruido de la ciudad

Pero pensando que el tiempo es vela
que se deshace sin avisar
encarcelaste al amor que vuela
con el temor de lo que se va.

Y te entregaste sin condiciones
y te olvidaste quizá de ti
y como dicen en las canciones:
si tú te vas qué será de mí.

Forzaste quizá demasiado los lazos
pensando que en eso consiste el amor
en dar, sin medir, el calor de un abrazo.
Quién sabe qué fue, qué pasó...

Estabas sola pero tranquila
cuando te dijo: "vengo por ti"
"eres la cura de mis heridas
toda la vida que no viví".

¿Y cómo hacer para no quererle?,
¿cuál es el paso que hay que medir?,
¿cuál es el límite de la fuente,
cuál es el tope de la raíz?.

Forzaste quizá demasiado los lazos
pensando que en eso consiste el amor
en dar, sin medir, el calor de un abrazo.
Quién sabe qué fue, qué pasó...
qué paso…

Liens

Tu étais seule, mais tranquille,
quand il t'a dit "comme tu es belle"
et ça a été une rafale de vie,
c'était une fenêtre dans l'obscurité.

Et chuchoté comme dans les contes,
il a profité de ta faiblesse,
il a plu sur les rivières asséchées
et a déposé un baiser sur ta solitude.

Comme une fleur jamais imaginée,
il est devenu le gardien de ton intimité,
sur les balcons, du linge étendu
et dehors, le bruit de la ville.

Mais en pensant que le temps est une bougie
qui s'éteint sans prévenir,
tu as enfermé l'amour qui s'envole
avec la peur de ce qui s'en va.

Et tu t'es donnée sans conditions
et tu as peut-être oublié qui tu es
et comme on dit dans les chansons :
s'il te plaît, que deviendrai-je ?

Tu as peut-être trop forcé les liens
pensant que c'est ça l'amour,
donner, sans mesurer, la chaleur d'une étreinte.
Qui sait ce que c'était, ce qui s'est passé...

Tu étais seule mais tranquille
quand il t'a dit : "je viens pour toi"
"tu es le remède de mes blessures,
toute la vie que je n'ai pas vécue."

Et comment faire pour ne pas l'aimer ?,
quel est le pas à mesurer ?,
quel est la limite de la source,
quel est le sommet de la racine ?

Tu as peut-être trop forcé les liens
pensant que c'est ça l'amour,
donner, sans mesurer, la chaleur d'une étreinte.
Qui sait ce que c'était, ce qui s'est passé...
qu'est-ce qui s'est passé...

Escrita por: Pedro Guerra