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El corazón en mi boina

Perret Pierre

Le coeur dans mon béret

Voilà monsieur comment tout est venuQuand je l'ai vue la vie m'est revenueElle était là et mon sang devint rouge enfiévréTout comme nos corps quand ils se sont trouvésJe l'ai aimé je l'aime et l'aimeraiJ'avais quinze ans le cœur dans mon béretD'un bout de craie j'écrivais sur son mur chaque jourJe t'aimerai je t'aime mon amourOn partait dénicher des nids de pieOn allait se rouler dans les épisDu bord de la rivière on saluait les vendangeursEt les champs de tabac étaient en fleursSa bouche était un volcan du PérouEt son ventre un bassin de poissons fousSon jeune sein palpitait comme un cœur d'oiseau blesséDans ma main de chasseur embarrasséJe l'ai aimée je l'aime et l'aimeraiJ'avais quinze ans le cœur dans mon béretD'un bout de craie j'écrivais sur son mur chaque jourJe t'aimerai je t'aime mon amourMais la vie tue l'amour à petits coupsJe l'ai perdue dans un monde de fousMais dans mes bras monsieur elle vient de s'élancer si fortQu'à nouveau la fièvre est là dans mon corpsMais à présent monsieur que dites-vousCe n'est là qu'un amour de jeune loupMais non monsieur l'adulte vous ne me la reprendrez pasOn s'est aimés on s'aime on s'aimeraJe l'ai aimée je l'aime et l'aimeraiJ'avais quinze ans le cœur dans mon béretD'un bout de craie j'écrivais sur son mur chaque jourJe t'aimerai je t'aime mon amour

El corazón en mi boina

Así es señor cómo todo comenzó
Cuando la vi, la vida volvió a mí
Ella estaba ahí y mi sangre se volvió febrilmente roja
Al igual que nuestros cuerpos cuando se encontraron
La amé, la amo y la amaré
Tenía quince años, el corazón en mi boina
Con una tiza escribía en su pared cada día
Te amaré, te amo, mi amor

Íbamos a buscar nidos de urraca
Íbamos a revolcarnos en los campos de trigo
Desde la orilla del río saludábamos a los vendimiadores
Y los campos de tabaco estaban en flor
Su boca era un volcán de Perú
Y su vientre un estanque de peces locos
Su joven pecho latía como un corazón de ave herida
En mi mano de cazador torpe
La amé, la amo y la amaré
Tenía quince años, el corazón en mi boina
Con una tiza escribía en su pared cada día
Te amaré, te amo, mi amor

Pero la vida mata al amor a golpes pequeños
La perdí en un mundo de locos
Pero en mis brazos, señor, ella acaba de lanzarse tan fuerte
Que de nuevo la fiebre está en mi cuerpo
Pero ahora, señor, ¿qué dice usted?
Esto es solo un amor de joven lobo
Pero no, señor, no me la quitará
Nos amamos, nos amamos, nos amaremos
La amé, la amo y la amaré
Tenía quince años, el corazón en mi boina
Con una tiza escribía en su pared cada día
Te amaré, te amo, mi amor

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