La Roca Fría Del Calvario
Rafael, la roca fría del calvario
Se oculta en negra nube
Por un sendero solitario
La virgen madre sube
Camina
Y es su cara morena
Flor de azucena
Que ha perdido el color
Y en su pecho, lacerado
Se han clavado
Las espinas del dolor
Su cuerpo vacilante
Se dobla al peso de la pena
Pero sigue adelante
Camina
Y sus labios de hielo
Besan el suelo
Donde brota una flor
En cada gota de sangre
Derramada
Por Jesús el redentor
Sombra peregrina
Emblema del amor hecho luz
Camina
Camina ligera
Que el hijo la espera
Muerto en la cruz
¡Mujer y madre!
De todo lo del mundo
Lo más sagrado
Lucas. ¡calle ya, por la virgen!
¡Es mucha irreverencia!
Rafael, ¿qué dice el padre Lucas?
Prior, nada, (a Lucas) silencio
(A rafael) prosiga su relación
Rafael. Desde una loma del sendero
La virgen, caminante
Ve la silueta del madero
Y al hijo agonizante
Y llora
Su callado tormento
Con un lamento
Que no puede vencer
Es el grito desgarrado
Arrancado
A su carne de mujer
Divina estrella
Sobre la huella
Del humano dolor
Triste camina, camina llorosa
La madre dolorosa
Del redentor
La Roche Froide du Calvaire
Rafael, la roche froide du calvaire
Se cache dans un nuage noir
Sur un chemin solitaire
La vierge mère monte
Elle marche
Et son visage est bronzé
Fleur de lys
Qui a perdu sa couleur
Et dans sa poitrine, lacérée
Se sont enfoncées
Les épines de la douleur
Son corps vacillant
Se plie sous le poids de la peine
Mais elle continue d'avancer
Elle marche
Et ses lèvres de glace
Baisent le sol
Où pousse une fleur
Dans chaque goutte de sang
Versée
Par Jésus le rédempteur
Ombre pèlerine
Emblème de l'amour devenu lumière
Elle marche
Marche légère
Car son fils l'attend
Mort sur la croix
Femme et mère !
De tout ce qui existe
Ce qu'il y a de plus sacré
Lucas. Silence, pour la vierge !
C'est trop d'irrévérence !
Rafael, que dit le père Lucas ?
Prieur, rien, (à Lucas) silence
(A Rafael) continuez votre récit
Rafael. Depuis une colline du chemin
La vierge, marcheuse
Voit la silhouette du bois
Et le fils agonisant
Et elle pleure
Son tourment silencieux
Avec un lament
Qu'elle ne peut surmonter
C'est le cri déchirant
Arraché
À sa chair de femme
Étoile divine
Sur la trace
De la douleur humaine
Triste elle marche, marche en pleurs
La mère douloureuse
Du rédempteur