1999
No pensarías lo mismo si entendieras de verdad cada una de mis letras
Si vieras esta historia desde tus ojeras
Si vieras desde mi ventana
Como suben los sueños a gatas por la escalera
Ellos sueñan dinero, yo sueño con personas
Rellenando el vacío con risas de pega
Aquí funcionamos por temporadas se acaba la partida y volvemos de madrugada
Y no te he dicho nada, pero anoche soñé con tu cara
Y desperté con ganas de volver a verla
Te juro que me voy a comer el panorama
Solo para demostrarte que valgo la pena
Y qué bonito cuando no tenía y tú eras la que daba
Cuando esos bajones casi no importaban
Cuando el frío solo era por el invierno
Y los nervios por las primeras caladas
Y es que no tengo ni veinte y ya me siento viejo
Yendo a por los veinte y lloro como un niño
A veces es mejor mirar atrás
Porque aquí delante está todo muy negro
Estoy viviendo, pero no me siento vivo
Como viendo mi tumba desde lejos, no me pienso acercar si no estoy bien conmigo
Desde aquí puedo tirarme un par de besos
To'a mi vida buscando una salida, que ni existía
No es que aguante muy bien las despedida
Por suerte he pisado lo justo el tanatorio
Pero he visto a la muerte en gente que aún respira
Lo peor de todo es la mentira, las malas rachas que no acaban
Cuando el cielo se nos cae encima y el mundo suda
Te das cuenta de que nada es como tú pensabas, casi to’ se vende, casi to’ se paga
Quieren droga y pasta pa’ sentirse grandes
Algo falla y no saben muy bien el qué
Yo que me conformo con tenerte
Cerca mía aunque casi no te pueda ver
Una ronda más y todos para casa
Nos hemos pasado sin saber qué pasa
Me estoy buscando y no me encuentro mamá
Deja que pruebe, que paren y que les reviente la tasa
Si salgo me lío y ya vuelvo mañana
Tranquilo papá que no hay nada en la tana
La herida no sana, lo peor es que me encanta que sea tan complicada
Para siempre tu mirada clavada en mi calavera
¿Tú a quién miras, con quién te sinceras, a quién esperas?
¿A quién quieres, o quién quieres que te quiera?
Cuida a tu familia y los que no solo estarán en las buenas
8 del 9 del 99, fechas de cora’
Mami te lo juro se me cae el alma cuando lloras
He hecho daño a personas, he roto expectativas
Me he hundido en la miseria, por penas de mentira
Llorándote un piano, doy gracias a la música
Terapias en garitos de mentes inquietas
De luces de colores y de noches únicas
99 malas rachas en esas maquetas
Mirando al cielo, las estrellas de las pocas que me entienden
Brillar si ganas y brillar igual si pierdes
Para llegar arriba hay que saber sentirse grande
Y que no solucionas nada si solo te escondes
Si por mí fuera, trago al suelo por los dos
Porque no quiero un par de besos quiero uno
Por mi hermano de sangre y por los que no
Tinta en mi piel, y en tu pelo mi humo
Eso sí es amor
1999
Tu ne penserais pas la même chose si tu comprenais vraiment chacune de mes lettres
Si tu voyais cette histoire à travers tes cernes
Si tu voyais depuis ma fenêtre
Comment les rêves grimpent à quatre pattes par l'escalier
Eux rêvent d'argent, moi je rêve de gens
Remplissant le vide avec des rires en carton
Ici, on fonctionne par saisons, la partie se termine et on revient à l'aube
Et je ne t'ai rien dit, mais hier soir j'ai rêvé de ton visage
Et je me suis réveillé avec l'envie de te revoir
Je te jure que je vais dévorer le paysage
Juste pour te prouver que je vaux le coup
Et comme c'était beau quand je n'avais rien et que c'était toi qui donnais
Quand ces baisses de moral importaient à peine
Quand le froid n'était que pour l'hiver
Et les nerfs pour les premières taffes
Et je n'ai même pas vingt ans et je me sens déjà vieux
En route pour mes vingt ans et je pleure comme un gosse
Parfois, il vaut mieux regarder en arrière
Parce qu'ici devant, tout est très sombre
Je vis, mais je ne me sens pas vivant
Comme si je voyais ma tombe de loin, je ne pense pas m'approcher si je ne suis pas bien avec moi-même
D'ici, je peux envoyer quelques baisers
Toute ma vie à chercher une sortie, qui n'existait même pas
Ce n'est pas que je supporte très bien les adieux
Heureusement, j'ai mis les pieds juste au bon endroit, au funérarium
Mais j'ai vu la mort chez des gens qui respirent encore
Le pire, c'est le mensonge, les mauvaises passes qui ne finissent pas
Quand le ciel nous tombe sur la tête et que le monde transpire
Tu te rends compte que rien n'est comme tu pensais, presque tout se vend, presque tout se paie
Ils veulent de la drogue et de l'argent pour se sentir grands
Il y a quelque chose qui cloche et ils ne savent pas trop quoi
Moi, je me contente de t'avoir
Près de moi même si je ne peux presque pas te voir
Une tournée de plus et tout le monde rentre chez soi
On a dépassé sans savoir ce qui se passe
Je me cherche et je ne me trouve pas, maman
Laisse-moi essayer, qu'ils s'arrêtent et que ça explose
Si je sors, je me perds et je reviens demain
T'inquiète pas papa, il n'y a rien dans la tana
La blessure ne guérit pas, le pire c'est que j'adore que ce soit si compliqué
Pour toujours ton regard planté dans mon crâne
À qui tu regardes, à qui tu te confies, qui tu attends ?
Qui tu aimes, ou qui tu veux qu'on t'aime ?
Prends soin de ta famille et de ceux qui ne seront pas là que dans les bons moments
8 du 9 de 99, dates de cœur
Maman, je te jure, mon âme se brise quand tu pleures
J'ai fait du mal à des gens, j'ai brisé des attentes
Je me suis enfoncé dans la misère, à cause de peines mensongères
En te pleurant un piano, je remercie la musique
Thérapies dans des bars de cerveaux agités
De lumières colorées et de nuits uniques
99 mauvaises passes dans ces maquettes
Regardant le ciel, les étoiles des rares qui me comprennent
Briller si tu gagnes et briller pareil si tu perds
Pour arriver en haut, il faut savoir se sentir grand
Et que tu ne résous rien si tu te caches seulement
Si ça ne tenait qu'à moi, je boirais par terre pour nous deux
Parce que je ne veux pas un couple de baisers, je veux un seul
Pour mon frère de sang et pour ceux qui ne sont pas là
De l'encre sur ma peau, et dans tes cheveux ma fumée
Ça, c'est de l'amour.