Así me lo invento
Ahora que no tengo tiempo
Ni de mirarme al espejo
Y ni de ser carpintero
De los muebles viejos de mi corazón
Ahora que vivo tan lejos
De la casa de mis viejos
Ahora que soy esperpento en el circo
Y que llevo follaje por dentro, hmm
Voy a decirle a este viento
Que coja carrera y reparta silencio
Y así escribo versos
Y así desperezo
Y así me contento
Y así me lo invento
Voy a decirle a este viento
Que coja carrera y reparta silencio
Y así escribo versos
Y así desperezo
Y así me contento
Y así me lo invento
Ahora que visto de preso
Que no te robo ni un beso
Que no me como tus pechos
Ni empapo mi cuerpo con tu sudor
Ahora que me estoy pudriendo
En un castillo de yeso
Ahora que no queda tiempo
Ni de peinarse el alma, aah-aah-aah-ayy
Voy a decirle a este viento
Que coja carrera y reparta silencio
Y así escribo versos
Y así desperezo
Y así me contento
Y así me lo invento
Voy a decirle a este viento
Que coja carrera y reparta silencio
Y así escribo versos
Y así desperezo
Y así me contento
Y así me lo invento
Ya he mirao' con mis ojo' y he palpao' con mi' mano'
Naser masa' de de'pojo', arrodillarse hoy en vano
Maje'tuoso' planeta', vagar ya peresedero'
Ya me han dao' en er tomate argún hachaso sertero
De eso' que te da la vida y que te empapan de miedo
Y también me empape de visio y sé que e' dormir en cuero'
A la intemperie, sin techo y sin má' manta que er sielo
Y er tiempo, er tiempo e' un chivato cabrón
Er tiempo e' un chivato cabrón que no' pone en nuestro sitio
(Voy a decirle a este viento)
(Que coja carrera y reparta silencio)
Y ni lo' cañone' de Navarone
Ni la vergüensa ve'tia' de blanco
Empuñando un barrote de cársel
(Y así escribo versos)
(Y así desperezo) Ni amando un camino de lágrima'
(Y así me contento) Que le da la e'palda al odio
(Y así me lo invento) Tuerse un ápise de Crono'
Se e'pera pasiente a que pisemo' la trampa mortal
(Voy a decirle a este viento)
(Que coja carrera y reparta silencio) que juzgue nue'tro azahar
Y así escribo versos
Y así desperezo
Y así me contento
Y así me lo invento
Voy a decirle a este viento
Que coja carrera y reparta silencio
Y así escribo versos
Y así desperezo
Y así me contento
Y así me lo invento
Voy a decirle a este viento
Que coja carrera y reparta silencio
Y así escribo versos
Y así desperezo
Y así me contento
Y así me
Ainsi je l'invente
Maintenant que je n'ai plus de temps
Ni même pour me regarder dans le miroir
Et même pas pour être menuisier
Des vieux meubles de mon cœur
Maintenant que je vis si loin
De la maison de mes vieux
Maintenant que je suis un monstre dans le cirque
Et que j'ai des feuilles à l'intérieur, hmm
Je vais dire à ce vent
De prendre de l'élan et de répandre le silence
Et ainsi j'écris des vers
Et ainsi je me réveille
Et ainsi je me contente
Et ainsi je l'invente
Je vais dire à ce vent
De prendre de l'élan et de répandre le silence
Et ainsi j'écris des vers
Et ainsi je me réveille
Et ainsi je me contente
Et ainsi je l'invente
Maintenant que je m'habille comme un prisonnier
Que je ne te vole même pas un baiser
Que je ne mange pas tes seins
Ni n'imbibe mon corps de ta sueur
Maintenant que je suis en train de pourrir
Dans un château de plâtre
Maintenant qu'il ne reste plus de temps
Même pas pour coiffer l'âme, aah-aah-aah-ayy
Je vais dire à ce vent
De prendre de l'élan et de répandre le silence
Et ainsi j'écris des vers
Et ainsi je me réveille
Et ainsi je me contente
Et ainsi je l'invente
Je vais dire à ce vent
De prendre de l'élan et de répandre le silence
Et ainsi j'écris des vers
Et ainsi je me réveille
Et ainsi je me contente
Et ainsi je l'invente
J'ai déjà regardé avec mes yeux et j'ai palpé avec mes mains
Naître des masses de débris, s'agenouiller aujourd'hui en vain
Merveilleux planète, errer déjà périssable
On m'a déjà frappé dans la tomate, un coup de poing mortel
De ceux qui te donnent la vie et qui t'imbibent de peur
Et j'ai aussi été imbibé de visions et je sais que c'est dormir à poil
À la belle étoile, sans toit et sans autre couverture que le ciel
Et le temps, le temps est un petit traître
Le temps est un petit traître qui ne nous met pas à notre place
(Va dire à ce vent)
(De prendre de l'élan et de répandre le silence)
Et ni les canons de Navarone
Ni la honte vieille de blanc
Brandissant une barre de prison
(Et ainsi j'écris des vers)
(Et ainsi je me réveille) Ni aimant un chemin de larmes
(Et ainsi je me contente) Qui tourne le dos à la haine
(Et ainsi je l'invente) Tord un instant de Chronos
On attend patiemment que nous foulions le piège mortel
(Va dire à ce vent)
(De prendre de l'élan et de répandre le silence) qu'il juge notre fleur d'oranger
Et ainsi j'écris des vers
Et ainsi je me réveille
Et ainsi je me contente
Et ainsi je l'invente
Je vais dire à ce vent
De prendre de l'élan et de répandre le silence
Et ainsi j'écris des vers
Et ainsi je me réveille
Et ainsi je me contente
Et ainsi je l'invente
Je vais dire à ce vent
De prendre de l'élan et de répandre le silence
Et ainsi j'écris des vers
Et ainsi je me réveille
Et ainsi je me contente
Et ainsi je l'invente