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Chanson III

Quilapayún

Canción III

Soy obrero pampino y soy
tan reviejo como el que más
y comienza a cantar mi voz
con temores de algo fatal.

Lo que siento en esta ocasión,
lo tendré que comunicar,
algo triste va a suceder,
algo horrible nos pasará.

El desierto me ha sido infiel,
sólo tierra cascada y sal,
piedra amarga de mi dolor,
roca triste de sequedad.

Ya no siento más que mudez
y agonías de soledad
sólo ruinas de ingratitud
y recuerdos que hacen llorar.

Que en la vida no hay que temer
lo he aprendido ya con la edad,
pero adentro siento un clamor
y que ahora me hace temblar.

Es la muerte que surgirá
galopando en la oscuridad.
Por el mar aparecerá,
ya soy viejo y sé que vendrá.

Chanson III

Je suis un ouvrier pampino et je suis
aussi vieux que les autres
et ma voix commence à chanter
avec des craintes de quelque chose de fatal.

Ce que je ressens en ce moment,
je dois le communiquer,
quelque chose de triste va se passer,
quelque chose d'horrible nous arrivera.

Le désert m'a été infidèle,
juste de la terre craquelée et du sel,
une pierre amère de ma douleur,
une roche triste de sécheresse.

Je ne ressens plus que le silence
et les agonies de la solitude,
juste des ruines d'ingratitude
et des souvenirs qui font pleurer.

Car dans la vie, il ne faut pas craindre,
je l'ai déjà appris avec l'âge,
mais au fond, je sens un cri
qui me fait maintenant trembler.

C'est la mort qui surgira
galopant dans l'obscurité.
Elle apparaîtra par la mer,
je suis vieux et je sais qu'elle viendra.

Escrita por: Luis Advis