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Chanson IV

Quilapayún

Canción IV

A los hombres de la pampa
que quisieron protestar
los mataron como perros
porque había que matar.

No hay que ser pobre, amigo,
es peligroso.
No hay ni que hablar, amigo,
es peligroso.

Las mujeres de la Pampa
se pusieron a llorar
y también las matarían
porque había que matar.

No hay que ser pobre, amiga,
es peligroso.
No hay que llorar, amiga,
es peligroso.

Y a los niños de la Pampa
que miraban, nada más,
también a ellos los mataron
porque había que matar.

No hay que ser pobre, hijito,
es peligroso.
No hay que nacer, hijito,
es peligroso.

¿Dónde están los asesinos
que mataron por matar?
Lo juramos por la tierra,
los tendremos que encontrar.
Lo juramos por la vida,
lo tendremos que encontrar.
Lo juramos por la muerte,
los tendremos que encontrar.

Lo juramos compañeros,
ese día llegará.

Chanson IV

Aux hommes de la pampa
qui voulaient protester
on les a tués comme des chiens
parce qu'il fallait tuer.

Il ne faut pas être pauvre, mon ami,
c'est dangereux.
Il ne faut même pas parler, mon ami,
c'est dangereux.

Les femmes de la Pampa
se sont mises à pleurer
et elles aussi seraient tuées
parce qu'il fallait tuer.

Il ne faut pas être pauvre, ma sœur,
c'est dangereux.
Il ne faut pas pleurer, ma sœur,
c'est dangereux.

Et aux enfants de la Pampa
qui regardaient, juste ça,
à eux aussi on les a tués
parce qu'il fallait tuer.

Il ne faut pas être pauvre, mon petit,
c'est dangereux.
Il ne faut pas naître, mon petit,
c'est dangereux.

Où sont les assassins
qui ont tué pour tuer ?
On le jure sur la terre,
on devra les retrouver.
On le jure sur la vie,
on devra les retrouver.
On le jure sur la mort,
on devra les retrouver.

On le jure camarades,
ce jour viendra.

Escrita por: Luis Advis