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Quand tu sors de chez toi

Quilapayún

Cuando Sales de Tu Casa

Cuando sales de tu casa con tus cuatro generales
cuando subes a tu auto, cuando pasas por las calles.

Las miradas de la gente, se transforman y se encienden
se encabritan, se endurecen, las miradas de la gente,

y en los pechos de la gente, se alborotan las palabras
nadie grita, nadie habla, todos callan simplemente.

Las miradas de las viudas, de los jóvenes cesantes
de los padres sin sus hijos, de los hijos sin sus padres.

Todos miran como pasan esos cuatro generales,
todos callan simplemente, nadie grite, nadie hable.

Ese hombre que te mira, enseñaba en una escuela
esa joven que te mira, trabajaba de enfermera.

Todos miran y en sus ojos hay un puño enardecido
hay un llanto y un recuerdo y un ejército escondido.

Quand tu sors de chez toi

Quand tu sors de chez toi avec tes quatre généraux
quand tu montes dans ta voiture, quand tu traverses les rues.

Les regards des gens, se transforment et s'enflamment
ils se redressent, se durcissent, les regards des gens,

et dans les poitrines des gens, les mots s'agitent
personne ne crie, personne ne parle, tout le monde se tait simplement.

Les regards des veuves, des jeunes au chômage
des parents sans leurs enfants, des enfants sans leurs parents.

Tous regardent passer ces quatre généraux,
tout le monde se tait simplement, personne ne crie, personne ne parle.

Cet homme qui te regarde, enseignait dans une école
cette jeune femme qui te regarde, travaillait comme infirmière.

Tous regardent et dans leurs yeux il y a un poing enflammé
il y a des larmes et un souvenir et une armée cachée.

Escrita por: Eduardo Yáñez