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Notre Cuivre

Quilapayún

Nuestro Cobre

Nuestro cobre
la carne de la pampa
enclavado en la tierra colorada
que vive allá en el norte.
Empapado de sol y de montaña
motivo de los hombres
y mezclado con la sangre y con el alma
de todo un pueblo pobre.

Nuestro cobre
nacido entre los cerros
y robado por manos extranjeras
cambiado por dinero.
No era Chile quien bebía de tu savia,
no eran los mineros,
y te hacían cañón y te ponían
en contra de los pueblos.

Nuestro cobre
ahora estás en casa
y la patria te recibe emocionada
con vino y con guitarras.
Son tus dueños los mismos que murieron
porque no te llevaran
y de aquí ya no te mueven ni con sables
ni tanques ni metrallas.

Nuestro cobre
la carne de la pampa
enclavado en la tierra colorada
que vive allá en el norte.
Como un niño que nunca imaginó
la dicha de ser hombre
has vencido para bien de los chilenos
ya no seremos pobres.
De tus frutos saldrá la vida nueva
vendrán tiempos mejores.
Para siempre el cobre está en las manos
de los trabajadores.

Notre Cuivre

Notre cuivre
la chair de la pampa
enclavé dans la terre rouge
qui vit là-bas au nord.
Imprégné de soleil et de montagne
symbole des hommes
et mêlé à la sang et à l'âme
de tout un peuple pauvre.

Notre cuivre
né entre les montagnes
et volé par des mains étrangères
échangé contre de l'argent.
Ce n'était pas le Chili qui buvait de ta sève,
ce n'étaient pas les mineurs,
et on te faisait canon et on te mettait
contre les peuples.

Notre cuivre
maintenant tu es chez toi
et la patrie t'accueille émue
avec du vin et des guitares.
Ceux qui te possédaient sont les mêmes qui sont morts
pour ne pas te laisser partir
et d'ici on ne te déplace plus ni avec des sabres
ni des tanks ni des mitrailles.

Notre cuivre
la chair de la pampa
enclavé dans la terre rouge
qui vit là-bas au nord.
Comme un enfant qui n'a jamais imaginé
le bonheur d'être homme
tu as triomphé pour le bien des Chiliens
nous ne serons plus pauvres.
De tes fruits sortira la vie nouvelle
viendront des temps meilleurs.
Pour toujours le cuivre est entre les mains
des travailleurs.

Escrita por: Victor Jara