Los Ojos Cerrados
Los dioses están ciegos o están locos
Una vida es demasiado poco
Más allá de focos y de actrices
Los hombres que conozco solo quieren ser felices
Lo sabe el corazón con el que choco
Que solo con mirarte me coloco y que
Se clavan en mi carne sus raíces
Me gusta besar sus cicatrices, mi verso dice
Tengo, la vida que vivo, la vida que muero
La Luna de enero, meciendo la cuna de mi lapicero
En todas partes extranjero
Con un corazón de jilguero titiritando, titiritero
Estoy mirando a tus ojos, con mis ojos cerrados
Flotando a un palmo del suelo, como los pies del ahorcado
Estoy aprendiendo a morir, cansado de huir, me quedo a tu lado
Dime que puedo decir si vivo orgulloso de cada pecado
Si, he aprendido que la luz también te ciega
Y que solo se posee todo aquello que se entrega
Aquí los años pasan rápido, los días pasan lento
Y solo somos barro hermano en las manos del tiempo
Ya no sé si escondo mi virtud o mis complejos
Ya no sé si escribo una canción o un testamento
Lo único que se es que el folio es un espejo
Yo me busco en su reflejo, pero no hay un héroe ahí dentro
Close your eyes
And open your heart
Close your eyes
And open your mind
Dime a quién le importan las penurias
De un viejo poeta bailando bajo la lluvia
Diluvia sobre los vértices del tiempo
Es la furia de los dioses, las voces del firmamento
Noches de viento escapando de la tormenta
Zapatos de cristal de bohemia mi cenicienta
Ya dieron las 12 en el campanario, ella
Conoce del roce sobre su labio, mi verso es agrio
Tengo los años, los miedos, las dudas que esparzo
Los idus de marzo, volando a la Luna, camino descalzo
Con un corazón de amatista y de cuarzo
Bailando las últimas notas del último blues en el último bus al espacio
Y tengo los ojos cerrados, para recordar tu mirada
Llorando a las puertas del cielo, porque me negaron la entrada
Cansado de días nublados, cometer pecados cada madrugada
Los besos que nunca te ha dado, son los versos que escribo a la nada, yo
Yo soy un náufrago hambriento en un mar de dudas
Y las arrugas del tiempo, prefieren morir desnudas
Y cuanto dura la muerte y la vida que poco dura
Cuando acorta la distancia está alargando la tortura y es que
Todas las rosas tienen espinas
Todas las serpientes mudan su piel
En el exilio de mi corazón en ruinas
Todavía hay un combate que late bajo el pincel yo!
Close your eyes
And open your heart
Close your eyes
And open your mind
Les Yeux Fermés
Les dieux sont aveugles ou bien fous
Une vie c'est bien trop peu
Au-delà des projecteurs et des actrices
Les hommes que je connais veulent juste être heureux
Le cœur avec lequel je me heurte le sait
Qu'uniquement en te regardant je me sens bien et que
S'enfoncent dans ma chair leurs racines
J'aime embrasser leurs cicatrices, mon vers dit
J'ai, la vie que je vis, la vie que je meurs
La Lune de janvier, berçant le berceau de mon stylo
Partout je suis un étranger
Avec un cœur de chardonneret tremblant, marionnettiste
Je regarde dans tes yeux, avec mes yeux fermés
Flottant à un palmo du sol, comme les pieds du pendu
J'apprends à mourir, fatigué de fuir, je reste à tes côtés
Dis-moi que puis-je dire si je suis fier de chaque péché
Oui, j'ai appris que la lumière te rend aussi aveugle
Et qu'on ne possède que ce qu'on donne
Ici les années passent vite, les jours passent lentement
Et nous ne sommes que de l'argile, frère, dans les mains du temps
Je ne sais plus si je cache ma vertu ou mes complexes
Je ne sais plus si j'écris une chanson ou un testament
La seule chose que je sais c'est que la feuille est un miroir
Je me cherche dans son reflet, mais il n'y a pas de héros là-dedans
Ferme les yeux
Et ouvre ton cœur
Ferme les yeux
Et ouvre ton esprit
Dis-moi à qui ça importe les peines
D'un vieux poète dansant sous la pluie
Il pleut sur les sommets du temps
C'est la fureur des dieux, les voix du firmament
Nuits de vent s'échappant de la tempête
Chaussures de cristal de bohème, ma cendrillon
Il est déjà minuit à la cloche, elle
Connaît le frôlement sur ses lèvres, mon vers est amer
J'ai les années, les peurs, les doutes que je disperse
Les ides de mars, volant vers la Lune, marchant pieds nus
Avec un cœur d'améthyste et de quartz
Dansant les dernières notes du dernier blues dans le dernier bus vers l'espace
Et j'ai les yeux fermés, pour me souvenir de ton regard
Pleurant aux portes du ciel, car on m'a refusé l'entrée
Fatigué des jours nuageux, commettant des péchés chaque matin
Les baisers que je ne t'ai jamais donnés, ce sont les vers que j'écris au néant, moi
Je suis un naufragé affamé dans une mer de doutes
Et les rides du temps, préfèrent mourir nues
Et combien dure la mort et la vie qui dure si peu
Quand elle raccourcit la distance, elle allonge la torture et c'est que
Toutes les roses ont des épines
Tous les serpents muent leur peau
Dans l'exil de mon cœur en ruines
Il y a encore un combat qui bat sous le pinceau, moi!
Ferme les yeux
Et ouvre ton cœur
Ferme les yeux
Et ouvre ton esprit
Escrita por: Rapsusklei / Sharif / Sr. Wilson