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Ne t'en vas pas d'ici

Rasta Chala

No te vayas de aqui

Hombre no tiene sentido vivir por allí,
si tu paso es más lento que los demás.
Hombre no tiene sentido crecer por allí,
si no tenés a tu hermano para compartir.

A veces me siento bien,
a veces estoy tan mal,
quisiera sentirme parte de esta ciudad.
A veces me voy de aquí,
otras veces vengo de allá,
mi alma es fantasma errante en tanto lugar.

Mujer no tiene sentido vivir por allí,
si las flores que respiras son de otro lugar.
Madre no tiene sentido parir por allí,
tus hijos quieren ser hijos de algún lugar también.
A veces me siento bien,
a veces estoy tan mal,
quisiera sentirme parte de esta ciudad.
A veces me voy de aquí,
otras veces vengo de allá,
mi alma es fantasma errante en tanto lugar.
Joven no tiene sentido te vayas de aquí
a buscar mejor destino en otro lugar.
Madre tierra no tiene culpa de tu sufrir,
no encontrarás el calor que ella te da.
Padre desesperado los ve partir,
los hijos ya no confían en su raíz.
Culpa de las sanguijuelas que están aquí,
que viven asesinando a mi país.
Pero no te vayas de aquí,
no te vayas allá,
tu hombro, mi hombro, el nuestro, se precisa.
Si abandonás y te vas
ellos lo celebrarán,
con la sangre de tu hijo van a brindar.

Llegó la hora del naufragio, de la verdad.
La hora de la esclavitud o la libertad.
Toda esa deuda que, dicen, quieren cobrar.
Colonia o imperialismo: Inyección letal.

Que me los manden a mí,
que les voy a explicar,
toda esa plata que prestan no viene acá.
Si el hambre es cada vez más
y no hay donde trabajar,
si no entienden no importa, no hay más que hablar.
No vamos a resignar
ni un metro de libertad,
no más niños desnutridos por tu crueldad.
Y si tengo que pelear,
y si tengo que morir,
igual vivimos muriendo, viviendo así.
Y si tengo que pelear,
y si tengo que morir,
igual vivimos muriendo, viviendo así.
Y si tengo que pelear,
y si tengo que morir,
igual vivimos muriendo, viviendo así.

Ne t'en vas pas d'ici

Homme, ça n'a pas de sens de vivre par là,
si ton pas est plus lent que les autres.
Homme, ça n'a pas de sens de grandir par là,
si tu n'as pas ton frère pour partager.

Parfois je me sens bien,
parfois je vais si mal,
j'aimerais me sentir partie de cette ville.
Parfois je m'en vais d'ici,
parfois je viens de là,
mon âme est un fantôme errant dans tant d'endroits.

Femme, ça n'a pas de sens de vivre par là,
si les fleurs que tu respires viennent d'ailleurs.
Mère, ça n'a pas de sens de mettre au monde par là,
tes enfants veulent aussi être d'un autre endroit.

Parfois je me sens bien,
parfois je vais si mal,
j'aimerais me sentir partie de cette ville.
Parfois je m'en vais d'ici,
parfois je viens de là,
mon âme est un fantôme errant dans tant d'endroits.

Jeune, ça n'a pas de sens de t'en aller d'ici
chercher un meilleur destin ailleurs.
Mère terre n'est pas coupable de ta souffrance,
tu ne trouveras pas la chaleur qu'elle te donne.

Père désespéré les voit partir,
les enfants ne croient plus en leurs racines.
C'est la faute des sangsues qui sont ici,
qui vivent en tuant mon pays.

Mais ne t'en vas pas d'ici,
ne t'en vas pas là-bas,
ton épaule, ma épaule, la nôtre, est nécessaire.
Si tu abandonnes et t'en vas,
eux ils vont célébrer,
avec le sang de ton fils ils vont trinquer.

L'heure du naufrage est arrivée, de la vérité.
L'heure de l'esclavage ou de la liberté.
Toute cette dette qu'ils disent vouloir récupérer.
Colonie ou impérialisme : injection létale.

Qu'ils me les envoient,
j'expliquerai,
toute cette thune qu'ils prêtent ne vient pas ici.
Si la faim est de plus en plus forte
et qu'il n'y a pas de travail,
s'ils ne comprennent pas, peu importe, il n'y a plus rien à dire.

Nous ne céderons pas
un mètre de liberté,
plus d'enfants malnutris à cause de ta cruauté.
Et si je dois me battre,
et si je dois mourir,
qu'importe, nous vivons en mourant, vivant ainsi.

Et si je dois me battre,
et si je dois mourir,
qu'importe, nous vivons en mourant, vivant ainsi.
Et si je dois me battre,
et si je dois mourir,
qu'importe, nous vivons en mourant, vivant ainsi.

Escrita por: Chala Rasta